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[Edito] 5G et effets sur l’environnement

La nouvelle norme 5G nous promet des vitesses toujours plus rapides, des temps de latence toujours plus court et une capacité plus élevée permettant l’utilisation d’un plus grand nombre d’appareils. Cependant, les impacts environnementaux du nouveau réseau sont encore largement négligés par les opérateurs de réseaux et les agences de santé et de régulation. À une époque où l’environnement est de plus en plus fragile, il est extrêmement risqué pour les générations futures de passer sous silence ces impacts.


Les principaux problèmes environnementaux liés à la mise en œuvre du réseau 5G sont liés à la fabrication des nombreux composants pour déployer la nouvelle infrastructure 5G.

En effet, contrairement aux normes précédentes qui pouvaient en grandes partie recycler de nombreux équipements de la norme précédente, la 5G réclame son propre cœur de réseau et que ce dernier dispose d’un maillage plus dense que celui déjà en place de la 4G. En outre, la prolifération des nouveaux appareils et l’apparition de nouveaux usages entraînera inévitablement une forte augmentation de la consommation d’énergie.

Enfin, si rien ne prouve à ce jour d’éventuels effets sur la santé de l’homme, la 5G est suspectée d’avoir des effets néfastes sur les oiseaux, ce qui pourrait entrainer des effets en cascade sur des écosystèmes entiers. Il est encore possible de l’améliorer et les conséquences de la 5G devraient être mieux étudiées et ces études prises en compte avant qu’elle ne soit largement déployée.

Augmentation de la consommation d’énergie et réseau 5G


L’objectif principal de la 5G est de permettre au consommateur final de connecter plus d’appareils et plus vite au réseau, ce qui entraînera sans le moindre doute une augmentation de la consommation d’énergie à l’échelle mondiale.

La 5G fonctionne sur une bande de fréquence plus élevée dans le spectre afin d’ouvrir un nouvel espace permettant la connexion d’un nombre plus grand d’appareils. La taille plus petite des ondes ( on parle d’ondes millimétriques, dont le déploiement n’est pas attendu avant 2024 au mieux) par rapport aux ondes de radiofréquence permet de partager plus de données plus rapidement grâce a une large bande passante.

Malheureusement une augmentation de la consommation d’énergie est en conséquence inévitable pour deux raisons : la technologie elle-même est gourmande en énergie d’une part, et d’autre part augmentera à coup sur la l’utilisation et la demande a cause de la démocratisation d’usages déjà existants (citons ici le streaming, principal glouton de la bande passante) ou a cause de l’émergence de nouveaux usages. La possibilité d’utiliser davantage d’appareils sur un même réseau incite naturellement les consommateurs à acheter des appareils connectés et à les utiliser plus souvent.


Les ingénieurs affirment que les petites cellules utilisées pour assurer la connexion 5G seront efficaces sur le plan énergétique et alimentées de manière durable ; cependant, les données de terrain remontées de pays ou la 5G a déjà été largement déployée prouvent le contraire. Ainsi en Chine les opérateurs téléphonique se sont vu obligé d’éteindre complétement leur antennes 5G la nuit afin d’éviter une explosion de la consommation électrique.

En effet a plein charge les antennes 5G consomment presque 3 fois plus que leurs homologue 4G et quasiment 2 fois plus même en l’absence de tout trafic.

Les partisans du réseau 5G soutiennent que les petites cellules utiliseront l’énergie solaire ou éolienne pour rester durables et écologiques. Outre que l’on attend toujours ce genre de dispositif même à l’état de prototype, on peut douter qu’ils soient un jours déployés à grande échelle pour des raisons de… rentabilité.

La mise en place de stations de base utilisant une énergie durable pour fonctionner serait certes un pas dans la bonne direction pour la conservation de l’environnement, mais ce n’est pas la solution au principal problème causé par la 5G, à savoir l’impact que la quantité massive de nouveaux dispositifs connectés entre les mains des consommateurs finaux aura sur la quantité d’énergie nécessaire pour alimenter leurs batteries gourmandes.

Appliquer le principe de précautions : de l’importance de prendre son temps.

Alors que l’innovation se poursuit, il est important que les grandes entreprises de téléphonie mobile du monde entier prennent en compte l’impact que la 5G aura sur l’environnement avant de faire pression pour qu’elle soit largement mise en œuvre. Les entreprises qui font pression pour l’expansion de la 5G peuvent s’attendre à des gains économiques à court terme.

Si le nouveau réseau profitera sans aucun doute beaucoup aux consommateurs, il est également très important d’examiner les impacts environnementaux à long terme de la 5G afin que les risques soient clairement compris et formulés.
La technologie nécessaire pour alimenter le nouveau réseau 5G changera inévitablement la façon dont les appareils mobiles sont utilisés ainsi que leurs capacités.

Ce progrès technologique modifiera également la manière dont la technologie et l’environnement interagissent. Le passage des ondes radio aux ondes millimétriques et la nouvelle utilisation de petites cellules dans la 5G permettront d’utiliser et de fabriquer plus d’appareils, d’utiliser plus d’énergie et auront des conséquences néfastes pour d’importants écosystèmes.
S’il est irréaliste de demander que la 5G ne devienne pas la nouvelle norme des réseaux, les entreprises, les gouvernements et les consommateurs doivent être proactifs et comprendre l’impact que cette nouvelle technologie aura sur l’environnement. Les développeurs de la 5G devraient procéder à des évaluations d’impact environnemental qui évaluent pleinement l’impact que la nouvelle technologie aura sur l’environnement avant de se précipiter pour la mettre en œuvre à grande échelle. Les évaluations des incidences sur l’environnement visent à évaluer l’impact des nouvelles technologies sur l’environnement, tout en maximisant les avantages potentiels pour l’environnement.

Ce processus permet d’atténuer, de prévenir et d’identifier les dommages environnementaux, ce qui est impératif pour garantir que l’environnement soit durable et sain à l’avenir.


En outre, la méthode des évaluations du cycle de vie (ACV) des appareils serait également extrêmement utile pour comprendre l’impact que la 5G aura inévitablement sur l’environnement. Une ACV peut être utilisée pour évaluer l’impact des appareils sur les émissions de carbone tout au long de leur durée de vie, depuis la fabrication de l’appareil jusqu’à l’énergie nécessaire pour alimenter l’appareil et, enfin, les déchets créés lorsque l’appareil est mis au rebut dans une décharge ou recyclé.

En ayant pleinement conscience de l’impact que les nouvelles technologies auront sur l’environnement, il est possible de développer et de mettre en œuvre des moyens de lutte efficaces contre les impacts négatifs. Mais certainement pas en mettant la poussière sous le tapis.

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