Rien de tel qu’un tour de table pour découvrir que votre interlocuteur joue double jeu. Fizz, l’application sociale pour campus universitaires, élargit sa plainte contre son concurrent Sidechat. Le grief est lourd : un investisseur du fonds Maveron aurait transmis des informations confidentielles récoltées lors d’une réunion de levée de fonds directement à la startup rivale.
Points clés
- Fizz accuse un VC du fonds Maveron d’avoir partagé ses informations confidentielles avec le rival Sidechat
- Les données auraient été obtenues lors d’une réunion de levée de fonds
- Fizz et Sidechat se disputent le marché des applications sociales pour campus universitaires
- À ce stade, il s’agit d’allégations dans une plainte amendée, non de faits jugés
Une réunion de levée de fonds qui tourne au vinaigre
Selon la plainte amendée, les échanges censés rester entre Fizz et un investisseur potentiel auraient fini dans les mains de Sidechat. Autrement dit, la salle de réunion supposée feutrée aurait eu des fuites bien orientées. Pour une jeune pousse, confier ses chiffres et sa stratégie à un fonds fait partie du jeu du financement. Encore faut-il que ces données ne servent pas ensuite à armer la concurrence.
Le nerf de la guerre : la confiance investisseur-startup
Fizz et Sidechat se disputent le même terrain, celui des applications sociales anonymes réservées aux étudiants. Dans ce duel, l’accusation vise moins un produit qu’une pratique : l’usage détourné d’informations obtenues sous couvert de discussion financière. Si les faits étaient établis devant un tribunal, ce serait une entorse sérieuse au principe tacite qui veut qu’un pitch reste confidentiel.
À ce stade, il s’agit d’allégations portées par Fizz dans une plainte, pas de faits jugés. Maveron et Sidechat n’ont pas encore apporté leur version au dossier. Mais l’affaire touche à un pilier de l’écosystème des startups : la parole donnée entre un fondateur et son futur bailleur de fonds.