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OpenAI recrute deux poids lourds de la finance à son conseil avant une éventuelle IPO

Quand une entreprise valorisée plus de 850 milliards de dollars se met à recruter des banquiers, c’est rarement pour le plaisir de la conversation. OpenAI a nommé David Vélez, fondateur et patron de Nubank, ainsi que Robin Vince, directeur général de BNY, comme administrateurs indépendants. Deux profils taillés pour préparer un possible passage par la case Bourse.

Points clés

  • OpenAI nomme David Vélez (Nubank) et Robin Vince (BNY) comme administrateurs indépendants.
  • Robin Vince devrait présider le comité d’audit, poste clé avant une cotation.
  • L’entreprise a déposé un prospectus confidentiel en juin et est valorisée plus de 850 milliards de dollars.

Deux financiers pour muscler le conseil

Vélez dirige Nubank, la banque numérique latino-américaine cotée au New York Stock Exchange depuis 2021. Robin Vince pilote BNY, l’une des plus anciennes institutions financières des États-Unis. Deux CV qui sentent bon les marchés cotés, ce qui tombe bien.

La nomination intervient après le dépôt en juin d’un prospectus confidentiel auprès du régulateur boursier américain, selon CNBC. Aucun calendrier officiel pour l’IPO, mais plusieurs sources évoquent une cotation plus tard cette année ou l’an prochain.

Objectif : rassurer avant les marchés publics

Les deux arrivants siégeront à la fois au conseil de la structure à but non lucratif OpenAI Foundation et à celui d’OpenAI Group PBC, l’entité à mission qui chapeaute l’activité commerciale. Robin Vince devrait prendre la présidence du comité d’audit, poste stratégique pour qui vise les marchés publics.

Vélez a fondé Nubank en 2013 et l’a mené jusqu’à son introduction en Bourse. Vince dirige un groupe spécialisé dans les services financiers et la conservation d’actifs. Selon Bloomberg, OpenAI présente ces recrutements comme un apport de perspectives complémentaires sur la façon dont sa technologie peut transformer des secteurs entiers.

Un conseil qui change de couleur

OpenAI doit composer avec sa structure hybride, mi-fondation mi-activité commerciale, et prouver qu’elle sait gérer les exigences de transparence, de contrôle interne et de conformité qu’impose une cotation. D’où l’appel à des profils rompus à ces contraintes.

Le conseil compte déjà Sam Altman, directeur général, et Bret Taylor, ancien co-PDG de Salesforce. Avec Vélez et Vince, la balance penche nettement vers les spécialistes des marchés cotés. Le message envoyé aux futurs investisseurs est limpide.

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