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Google débranche NetNut, un réseau de proxys résidentiels de 2 millions d’appareils domestiques

Votre box, votre télé connectée ou le vieux routeur du salon ont peut-être servi de paravent à des cyberattaquants sans que vous en sachiez rien. Google vient de s’en prendre à NetNut, un réseau de proxys résidentiels qui s’appuierait sur près de 2 millions d’appareils domestiques pour maquiller l’origine du trafic malveillant.

Points clés

  • Google (GTIG) a désorganisé NetNut, réseau de proxys résidentiels d’environ 2 millions d’appareils domestiques.
  • 316 clusters d’activité malveillante ont utilisé ses nœuds de sortie en une seule semaine de juin.
  • Ces proxys servaient à masquer la localisation des attaquants et à mener des attaques par force brute sur les mots de passe.

Un tremplin discret pour des centaines d’acteurs

D’après le Google Threat Intelligence Group (GTIG), la cellule renseignement de l’entreprise, 316 clusters d’activité malveillante ont utilisé des nœuds de sortie suspectés d’appartenir à NetNut en une seule semaine de juin. La recette est connue : faire transiter le trafic par des adresses IP résidentielles bien réelles pour se fondre dans la masse et échapper aux filtres qui bloquent d’ordinaire les IP de datacenter.

Camouflage géographique et attaques par force brute

Ces nœuds de sortie servaient à deux choses. D’abord dissimuler la localisation réelle des attaquants, en leur prêtant l’apparence d’un internaute lambda quelque part sur la planète. Ensuite mener des campagnes de devinette de mots de passe, ces attaques par force brute qui tentent des combinaisons en série jusqu’à tomber sur la bonne.

Le principe des proxys résidentiels n’a rien de neuf, mais il reste redoutablement efficace : difficile de bannir une adresse IP qui ressemble en tout point à celle d’un foyer honnête. Le revers, c’est que les appareils enrôlés le sont souvent à l’insu de leurs propriétaires, transformés en relais malgré eux.

Un coup porté, pas une victoire finale

La désorganisation d’un tel réseau prive momentanément des centaines d’acteurs d’un outil de camouflage pratique. L’écosystème des proxys résidentiels ne manque toutefois pas de concurrents prêts à récupérer la clientèle. En attendant, un bon coup de ménage numérique sur ses propres appareils (mots de passe solides, firmware à jour) reste la meilleure façon de ne pas prêter sa box au premier venu.

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