Un joli boîtier, un logiciel malin, et une addition qui coupe l’appétit. La Steam Machine de Valve a tout pour plaire dans le salon (format compact, SteamOS aux commandes), mais son tarif et quelques compromis matériels ont déjà donné envie à un premier testeur de la revendre au plus vite.
Dans son test, le journaliste de PCWorld avoue aimer la machine « pour son design et son logiciel », avant de trancher : son prix et ses limites la rendent difficile à recommander comme PC de salon ou comme rivale des consoles. La config de base démarre à 1 049 $, sans manette. La version 2 To grimpe à 1 349 $. Ajoutez la nouvelle Steam Controller et la facture peut atteindre 1 428 $.
Points clés
- La Steam Machine de Valve débute à 1 049 $ (512 Go, sans manette) et atteint 1 428 $ en version 2 To avec Steam Controller.
- Le Steam Controller vendu séparément coûte 99,99 $, ce qui limite l’intérêt des bundles.
- SteamOS et Proton assurent une large compatibilité, mais des titres comme Valorant ou Call of Duty restent bloqués par leur anti-triche.
- À ce tarif, la machine se compare à un mini-PC de jeu plutôt qu’à une console.
Un format de console, un ticket de PC haut de gamme
La Steam Machine reprend l’idée du boîtier de salon discret, taillé pour le téléviseur et l’écosystème Steam. Le hic ne tient pas à la philosophie du produit mais à son prix d’entrée. À ce niveau, l’appareil ne se compare plus à une console mais à un PC de jeu compact, avec les contraintes qui vont avec.
Les grilles tarifaires publiées ces dernières semaines vont dans le même sens. Valve décline la machine en quatre configurations : 512 Go à 1 049 $, 512 Go avec Steam Controller à 1 128 $, 2 To à 1 349 $ et 2 To avec manette à 1 428 $. Le Steam Controller vendu séparément à 99,99 $ réduit l’intérêt du bundle à quelques dizaines de dollars d’économie. Autant dire pas grand-chose.
À prix comparable, la Steam Machine affronte des machines plus polyvalentes tout en restant enfermée dans SteamOS et la compatibilité Linux/Proton. Séduisante, oui. Mais loin de l’achat impulsif qu’un système de jeu de salon appelle souvent.
SteamOS convainc, la compatibilité fait office de filtre
Le logiciel reste l’atout majeur. SteamOS, bâti sur Linux, ouvre l’accès à une large part du catalogue Steam grâce à Proton, la couche de compatibilité maison de Valve. La grande majorité des jeux tourne, mais certains titres restent verrouillés par leur anti-triche au niveau du noyau : Valorant, Call of Duty ou plusieurs jeux EA figurent parmi les recalés.
Le détail pèse lourd pour un appareil pensé comme clé en main, posé sous la télé. Sur un PC de bureau, on contourne certaines limites en bricolant un peu. Ici, la machine doit convaincre sans effort. Les incompatibilités, même minoritaires, sont donc plus difficiles à pardonner sur un produit vendu comme un système de jeu prêt à l’emploi.
« J’adore le design et le logiciel de la Steam Machine. Mais son coût et ses limites pourraient bien me pousser à la revendre avant longtemps. »
Le verdict n’est pas celui d’un échec technique, mais d’un décalage : entre l’attrait de l’objet, les promesses du logiciel et le prix final. Valve a réussi à rendre sa machine désirable. Il lui reste à convaincre qu’elle vaut mieux qu’un mini-PC de jeu déguisé en console.