Trois chargeurs dans le sac, c’est deux de trop. L’idée relayée par PCWorld tient en une phrase : laissez le pavé d’origine de votre portable à la maison et glissez à la place un chargeur USB-C en GaN. Un seul bloc pour le téléphone, la tablette et l’ordinateur.
Le timing est bon. Les ports USB-C ont colonisé smartphones, tablettes et la majorité des laptops, pendant que les chargeurs GaN (pour gallium nitride, ou nitrure de gallium) gagnaient en puissance sans grossir. De quoi transformer un tiroir à câbles en un accessoire unique.
Points clés
- Un chargeur USB-C GaN peut remplacer les blocs dédiés du téléphone, de la tablette et de l’ordinateur portable.
- Le nitrure de gallium offre des chargeurs plus compacts et efficaces que le silicium à puissance égale.
- L’USB PD 3.1 monte jusqu’à 240 W, mais tout dépend du trio chargeur-câble-appareil.
- Vérifier la puissance totale et la répartition entre ports avant d’abandonner le chargeur d’origine.
Du bloc dédié au chargeur à tout faire
Le chargeur livré avec une machine reste souvent volumineux et bon à une seule chose. Un modèle USB-C GaN, lui, alimente plusieurs appareils dès lors que la puissance suit. Anker, Belkin ou Ugreen proposent déjà des blocs pensés pour le transport, avec un ou plusieurs ports USB-C et parfois un USB-A en rab.
Le calcul est limpide : au lieu d’un chargeur pour l’ordinateur, un pour le téléphone et un troisième pour la tablette, un seul suffit. Les modèles de 45 W couvrent la plupart des smartphones et certains ultraportables, tandis que les versions 65 W, 70 W ou 100 W encaissent des laptops plus gourmands.
« Chargez plus vite où que vous alliez avec les chargeurs USB-C 45 W d’Anker, qui combinent puissance GaN compacte, vitesse USB-C PD et sécurité intelligente pour votre téléphone, votre tablette et vos ordinateurs portables légers », indique Anker sur sa collection britannique de chargeurs 45 W.
Le piège : la puissance et le câble
Le gain de place ne dispense pas de lire la fiche technique. La puissance totale, sa répartition entre les ports et la compatibilité avec la machine font toute la différence. Un chargeur trop faible rechargera un ordinateur au ralenti, voire pas du tout en usage intensif. Le câble compte autant : tous ne fournissent ni le même débit ni la même longueur.
La norme USB Power Delivery a d’ailleurs pris du muscle. L’USB-IF a porté le plafond officiel à 240 W avec USB PD 3.1, réservé aux câbles et appareils compatibles. En clair, le bon choix repose sur le trio chargeur-câble-appareil, pas sur le seul logo « GaN ».
Pourquoi le GaN a enterré les vieilles briques
Le nitrure de gallium permet des chargeurs plus compacts et plus efficaces que les anciens blocs au silicium à puissance égale. C’est ce qui a rendu crédible le chargeur de voyage unique. On trouve aujourd’hui des 65 W taillés pour smartphones, tablettes et laptops légers, et des 100 W capables de gérer plusieurs appareils de front.
Pour qui voyage souvent, le bénéfice est tangible : moins d’accessoires dans le sac, moins de multiprises à négocier dans une chambre d’hôtel ou un coworking, un seul bloc pour tout ce qui parle USB-C. La bonne nouvelle d’un écosystème enfin standardisé, pour une fois qu’un câble universel ne relève pas de la légende.