Plus de chèque, mais toujours du code. ZLUDA, l’émulateur qui fait tourner des applications CUDA sur des GPU AMD, sort sa version 6. Au menu : la fin d’un financement externe, un retour au statut de projet de passionné et un cadeau aux amateurs de jeux d’époque avec le support du PhysX 32 bits.
Points clés
- ZLUDA perd son financement externe avec la version 6 et redevient un projet communautaire maintenu par Andrzej Janik
- La nouveauté phare est le support du PhysX 32 bits, utile pour relancer d’anciens jeux PC sur GPU AMD
- Le projet reste open source mais sa compatibilité avec l’écosystème CUDA demeure partielle
Un projet ouvert, mais sans budget dédié
ZLUDA avait profité d’un soutien financier pendant une phase récente. Ce robinet se ferme avec la version 6 et le projet redevient un effort de hobbyiste. Son auteur, Andrzej Janik, continue malgré tout de publier du code et de maintenir la base open source.
Ce changement de statut n’a rien d’une surprise pour qui suit ZLUDA. Le projet a déjà connu plusieurs interruptions et reprises, avec un périmètre qui a varié au gré des sponsors. Cette fois, il reste orienté vers l’émulation CUDA sur matériel AMD, mais sans l’appui financier qui accompagnait certaines étapes.
Le PhysX 32 bits, un clin d’œil au retrogaming
La nouveauté la plus visible de cette version 6 concerne le support du PhysX 32 bits. PhysX est un moteur physique présent dans plusieurs jeux PC, à l’époque où Nvidia poussait aussi ses effets accélérés par le GPU via CUDA. Pour les joueurs, cela ouvre la porte à relancer certains titres anciens sur des configurations AMD jusque-là exclues de l’écosystème Nvidia.
Voilà qui ravira les nostalgiques, mais ne transforme pas ZLUDA en solution universelle. Le projet reste centré sur des cas d’usage précis et son maintien dépend désormais du bon vouloir des contributeurs volontaires.
Un pont entre CUDA et AMD, fragile mais bien vivant
ZLUDA vise à exécuter des applications CUDA sans toucher au code, un graal pour les utilisateurs d’AMD coincés avec des logiciels pensés pour Nvidia. Des comparatifs face à ROCm et CUDA en conditions réelles rappellent que la compatibilité reste partielle et que personne ne remplace l’écosystème de Nvidia d’un claquement de doigts.
La version 6 confirme deux choses à la fois. Le projet survit au retrait du financement et continue d’avancer sur des fonctions ciblées. Pour les possesseurs de GPU AMD, ZLUDA reste un pont utile. Juste un peu plus branlant qu’avant.