Vous avez payé pour Terminator 2, mais c’est la licence qui décide combien de temps Skynet reste sur votre console. Sony s’apprête à supprimer l’accès à des centaines de films et séries pourtant achetés sur PlayStation, après l’expiration d’un accord de licence avec le studio StudioCanal. Les clients du Royaume-Uni et de plusieurs pays européens ont reçu un avis : à partir du 1er septembre 2026, ces titres disparaîtront purement et simplement de leur bibliothèque vidéo.
La liste recensée par plusieurs médias spécialisés à partir de l’avis publié par le PlayStation Store compte 551 films et séries. Au menu des disparus : Apocalypse Now: The Final Cut, Evil Dead, Hot Fuzz, Paddington 2, Rambo: First Blood, Terminator 2: Judgment Day ou encore la série American Gods. Et le remboursement ? Pas un mot.
Points clés
- Sony retirera 551 films et séries StudioCanal des bibliothèques PlayStation à partir du 1er septembre 2026
- La mesure touche le Royaume-Uni et plusieurs pays européens, la Suisse étant épargnée pour l’instant
- Aucun remboursement ni remplacement n’est mentionné dans l’avis envoyé aux clients
- Le motif est l’expiration d’un accord de licence, un achat numérique ne valant qu’une licence d’accès
La licence expire, votre achat aussi
Le message envoyé aux clients ne laisse aucune place au doute. Selon le verbatim relayé, « à compter du 1er septembre 2026, en raison de nos accords de licence de contenu, vous ne pourrez plus accéder à votre contenu StudioCanal précédemment acheté, et il sera retiré de votre bibliothèque vidéo ». Traduction limpide : appuyer sur le bouton « Acheter » n’a jamais voulu dire posséder.
L’affaire a démarré avec un courriel repéré par des utilisateurs, puis confirmé par les notices publiées dans plusieurs pays européens. La Suisse échappe pour l’instant au couperet, selon un média allemand. Une exception géographique qui ne change rien au principe : ce que la licence donne, la licence le reprend.
Un catalogue qui rétrécit depuis 2023
Sony n’en est pas à son premier coup de gomme. Dès 2023, les pages d’aide de PlayStation annonçaient la fin de la vente de films et séries sur certains marchés, avec un recentrage du service vidéo. La nouveauté ici, c’est que la coupe ne vise plus seulement le catalogue à venir : elle ampute des contenus déjà payés et stockés dans les bibliothèques des acheteurs.
Les conditions d’utilisation de ces plateformes le précisent en petits caractères : vous achetez une licence d’accès, pas un fichier qui vous appartient. Dans le cas présent, Sony ne propose ni remplacement ni compensation. Les clients se retrouvent donc avec un achat transformé en ligne morte dans leur historique.
Énième rappel sur la fragilité du dématérialisé
Le précédent rejoint une longue série d’épisodes sur la propriété illusoire des biens numériques. Les grandes plateformes ferment ou rabotent régulièrement leurs services de vidéos achetées, louées ou hébergées dans le cloud. La leçon tient en une phrase : un contenu affiché comme « acheté » peut s’évaporer dès que l’accord qui le rend disponible expire. Le bon vieux disque dans une boîte, lui, ne demande pas la permission d’un studio pour démarrer.
- Date d’application : 1er septembre 2026
- Contenus concernés : 551 films et séries StudioCanal
- Zone concernée : plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni
- Compensation : aucune mention de remboursement dans l’avis