*À Los Angeles, des adjoints du shérif impliqués dans une extorsion en cryptomonnaie assistent le ‘parrain’*
Deux adjoints du shérif du comté de Los Angeles ont reconnu avoir abusé de leur position pour soutenir des activités criminelles liées à la crypto-monnaie. Leur implication avec Adam Iza, surnommé le ‘Parrain de la Crypto’, soulève des questions sur les liens entre forces de l’ordre et crime organisé. L’enquête révèle comment ces officiers ont utilisé leur statut pour extorquer des victimes, profitant des failles de sécurité persistantes autour de la cryptosphère.
Un réseau de corruption au sein des forces de l’ordre
Les adjoints David Anthony Rodriguez et Christopher Michael Cadman ont avoué avoir utilisé leurs compétences professionnelles pour aider Iza, le fondateur de la plateforme crypto Zort. En tant que vigiles privés, ils ont illégalement exécuté des mandats de perquisition à des fins personnelles, notamment pour collecter des données sur des adversaires d’Iza. Rodriguez a manipulé les mandats en trompant les juges, tandis que Cadman s’est engagé dans des actes d’intimidation.
Des actions illégales aux conséquences fiscales
Outre leurs actes d’extorsion, ces adjoints n’ont pas déclaré des gains significatifs dans leurs déclarations fiscales. Par exemple :
- Cadman a omis de déclarer au moins 40 500 $ de revenus en 2021.
- Rodriguez a partagé à tort les informations obtenues par un mandat avec un autre adjoint embauché par Iza.
Ces pratiques s’ajoutent aux charges de conspiration contre les droits et d’évasion fiscale, chacune pouvant entraîner de lourdes peines d’emprisonnement.
L’extorsion en cryptomonnaie : un enjeu majeur pour la justice
L’enquête démontre comment Adam Iza exploitait ses relations, utilisant des adjoints comme des « pions » pour faire pression sur ses rivaux. En août 2021, une victime a été tenue en joue par un adjoint, forçant un transfert de 25 000 $ vers le compte d’Iza. Iza a aussi cherché à accéder à un ordinateur contenant de la crypto en intimidant sa cible avec des informations personnelles.
Un réseau de blanchiment bien rôdé
Iris Ramaya Au, l’ex-compagne d’Iza, a aussi plaidé coupable, avouant avoir blanchi plus de 2,6 millions $ via des entreprises fictives. Ces fonds ont financé des interactions avec des adjoints de LA et acquis des biens de luxe, comme des propriétés et voitures.
- Création de sociétés écran pour masquer les flux financiers.
- Achat de biens luxueux servant à blanchir les fonds criminels.
Implications et reflexion sur l’avenir de la sécurité dans la cryptosphère
L’affaire souligne l’importance d’un cadre réglementaire strict pour éviter de telles collusions criminelles. Elle met également en lumière les défis que le secteur de la crypto-monnaie impose aux forces de l’ordre. Avec la condamnation potentielle allant jusqu’à 35 ans pour Iza, il est primordial de renforcer la justice et la sécurité pour protéger les investisseurs et utilisateurs honnêtes.
- Encadrement plus rigide des échanges de crypto.
- Coopération internationale pour contrer le blanchiment d’argent.
- Formation renforcée des forces de l’ordre sur le cadre légal des cryptos.
Dans un monde où la crypto-monnaie ne cesse de redéfinir les règles du jeu financier, cette affaire de Los Angeles montre que même ceux qui portent le badge ne sont pas à l’abri de la tentation du crime organisé et des gains rapides.