Le robinet du venture capital crypto ne coule plus qu’au goutte-à-goutte. Selon les données de CryptoRank, le nombre de fonds de capital-risque uniques ayant investi dans le secteur crypto est tombé à son plus bas niveau depuis six ans au deuxième trimestre 2026. Traduction : de moins en moins d’investisseurs distincts osent signer un chèque à une startup blockchain.
Points clés
- Le nombre de fonds VC uniques actifs dans la crypto atteint un plus bas de six ans au T2 2026, selon CryptoRank
- La métrique mesure le nombre d’investisseurs distincts, pas les montants investis
- Les capitaux restants se concentrent sur l’infrastructure, la tokenisation et l’IA
Un indicateur qui pique
La métrique en question ne mesure pas les montants investis mais le nombre d’acteurs actifs sur le marché. Un chiffre au plancher signale un désengagement de fond. Les fonds spécialisés qui pullulaient au sommet du cycle 2021 ont, pour beaucoup, refermé leur carnet de chèques ou disparu.
Ce repli au niveau de 2020 marque un contraste brutal avec l’euphorie des années hautes, quand chaque projet à peine sorti d’un whitepaper décrochait un tour de table. Le tri s’est fait, et il a été sévère.
La sélectivité comme nouvelle norme
Moins de fonds actifs ne veut pas dire zéro capital : les acteurs restants concentrent leurs paris sur un nombre réduit de dossiers jugés solides. L’infrastructure, la tokenisation d’actifs réels et les projets liés à l’intelligence artificielle captent l’essentiel de l’attention, tandis que les projets spéculatifs sans traction peinent à lever.
Pour les fondateurs, le message est limpide : l’époque du financement facile s’est refermée. Reste un secteur assaini, où l’argent va vers ceux qui ont autre chose à montrer qu’un joli logo et une promesse de rendement.