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Des cafards cyborgs sous-marins : la robotique s’offre un scaphandre pour blattes

La nature avait déjà fait du cafard un survivant hors pair. Des chercheurs viennent d’ajouter une caméra infrarouge et un scaphandre imprimé en 3D. Résultat : des blattes télécommandées capables de patauger sous l’eau pendant trois heures. Les amateurs de Terra Formars sentiront un léger frisson.

Points clés

  • Des blattes vivantes équipées d’un sac à dos électronique et d’une caméra infrarouge
  • Une combinaison étanche imprimée en 3D leur permet de rester sous l’eau jusqu’à trois heures
  • Application visée : reconnaissance en milieux inaccessibles, décombres et zones immergées

Un insecte augmenté, littéralement

Le principe des insectes cyborgs n’est pas neuf. On greffe sur un animal vivant un petit sac à dos électronique qui stimule ses antennes ou ses pattes pour orienter ses déplacements. L’intérêt : profiter de la locomotion, de l’endurance et de la capacité d’un insecte à se faufiler là où aucun robot miniature ne tient la distance sur batterie.

La nouveauté ici tient à deux ajouts. D’abord une caméra infrarouge embarquée, pour transformer la bestiole en éclaireur mobile capable de voir dans l’obscurité. Ensuite une combinaison souple imprimée en 3D, une sorte de scaphandre étanche qui permet à l’insecte de survivre et de se mouvoir sous l’eau jusqu’à trois heures.

À quoi ça sert (vraiment)

Derrière le côté cabinet de curiosités, l’application visée est classique : la reconnaissance en milieu inaccessible. Zones sinistrées, décombres après un séisme, espaces confinés et désormais environnements immergés. Un cafard équipé d’une caméra thermique peut se glisser dans des interstices où un drone ne passe pas et où un robot dédié coûterait bien plus cher à concevoir.

Le compromis est connu et il reste inconfortable : on instrumentalise un être vivant comme plateforme matérielle. La démarche pose des questions éthiques que la prouesse technique n’efface pas, même quand le sujet a six pattes et une mauvaise réputation.

La science-fiction rattrapée

Entre la caméra infrarouge, la commande à distance et la combinaison de plongée sur mesure, on tient une belle démonstration d’ingénierie appliquée au vivant. Reste que voir des blattes militarisées ramper sous l’eau avec vision nocturne, c’est exactement le genre d’image dont la fiction nous avait promis qu’elle resterait fiction.

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