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Du caca conique aux cages de bore : la science insolite de juin

L’émoji caca n’a pas inventé sa forme conique : c’est la mécanique des fluides qui s’en charge. La revue scientifique de fin de mois d’Ars Technica, publiée le 30 juin 2026, ratisse les études passées sous le radar. Au menu : biologie, chimie des matériaux et biomécanique, avec un point commun. Des observations d’une précision chirurgicale sur des sujets qui prêtent à sourire avant de forcer le respect.

Points clés

  • La forme des selles s’explique par gravité, flambage élastique et mode d’extrusion
  • Des chercheurs avancent des preuves expérimentales d’une cage de 80 atomes de bore
  • Une étude décrypte les signaux corporels qui rendent une feinte au football efficace

Pourquoi le caca a la forme qu’on lui connaît

Premier dossier de la sélection : la forme caractéristique des selles humaines, celle qu’a fidèlement reprise l’émoji. Elle s’explique par une combinaison de gravité, de flambage élastique et de la manière dont la matière est extrudée. La matière ne tombe pas bêtement, elle s’empile pendant l’extrusion. La géométrie finale dépend du sens d’éjection et de la hauteur de chute.

Le même principe donne un résultat tout autre chez les arénicoles, ces vers marins bien connus des biologistes. Leurs déjections forment des spirales régulières dont le rayon reste constant tout au long de l’extrusion. Pour confronter leur théorie au réel, les chercheurs ont comparé des échantillons à des analogues de laboratoire : de la pâte et des pâtes alimentaires. La science a connu protocoles plus glamour.

Des cages de bore à 80 atomes

Changement de registre avec les boron buckyballs. Pas une coquetterie de nomenclature, mais un véritable objet de chimie des matériaux. Des chercheurs ont présenté des indices expérimentaux en faveur d’une molécule en forme de cage composée de 80 atomes de bore. L’objet rejoint la famille des structures buckyball, par analogie avec le fullerène C60, mais avec un matériau et des propriétés potentiellement différents.

La publication parue dans la presse scientifique spécialisée insiste sur le caractère expérimental de l’étape. Le résultat ne clôt pas le débat, il ouvre une piste pour comprendre comment le bore forme des structures stables à l’échelle nanométrique.

Le secret d’une feinte au football

La sélection s’attarde aussi sur le secret d’une feinte au football. Rien d’anecdotique pour les chercheurs en biomécanique et en perception motrice : une feinte réussie repose sur des signaux corporels rapides, l’anticipation de l’adversaire et le timing du mouvement. De quoi expliquer scientifiquement pourquoi un défenseur part du mauvais côté.

La revue de juin rassemble ainsi des sujets sans aucun rapport entre eux, mais traités avec la même méthode : observation, expérience, puis validation par comparaison avec des mesures réelles ou des modèles. C’est ce protocole rigoureux qui fait l’intérêt de la série, bien au-delà de ses titres les plus farfelus.

  • un travail sur la forme des selles et des coulées extrudées ;
  • une avancée sur des cages moléculaires de bore à 80 atomes ;
  • une étude sur les feintes au football et les signaux du mouvement ;
  • plusieurs autres résultats repérés par Ars Technica dans sa revue de juin.
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