Une case à cocher qui pourrait vous éviter d’appeler un faux support technique à 3 euros la minute. Microsoft a glissé dans Edge un « scareware blocker », un module qui traque les fausses pages d’assistance et autres écrans de fraude en plein écran. Petit détail qui a son importance : la fonction n’est pas toujours activée par défaut. Elle dépend du matériel de la machine et se planque dans les réglages.
Points clés
- Edge embarque un « scareware blocker » contre les fausses alertes virales et faux supports techniques.
- La détection se fait en local via un modèle de vision par ordinateur, sans dépendre de la réputation du site.
- L’activation par défaut exige au minimum 2 Go de RAM et quatre cœurs CPU.
- L’option se trouve dans Paramètres > Confidentialité, recherche et services > Sécurité.
Une protection qui regarde votre écran, en local
Le principe est astucieux. Plutôt que de se fier uniquement à la réputation d’un site, le blocker analyse ce qui s’affiche à l’écran grâce à un modèle de vision par ordinateur exécuté directement sur l’appareil. Objectif : repérer les pages qui verrouillent l’écran en imitant une alerte virale ou un appel au support technique bidon, histoire de vous faire composer un numéro surtaxé ou installer un logiciel vérolé.
Dans sa documentation dédiée à Edge for Business, Microsoft détaille plusieurs réglages associés, dont ScarewareBlockerProtectionEnabled et ScarewareBlockerBlocksDetectedSitesEnabled, avec des options de partage vers SmartScreen. Le traitement « on-device » a un avantage évident pour les paranoïaques du privacy : rien ne part sur les serveurs de Microsoft juste pour scanner une page.
Activation manuelle et ticket d’entrée matériel
Le hic, relevé par PCWorld, c’est que tous les PC ne l’exécutent pas automatiquement. Microsoft conditionne l’activation par défaut à un minimum de 2 Go de RAM et quatre cœurs CPU. En dessous, il faudra l’activer soi-même, quand la fonction est disponible selon la version d’Edge et le mode de déploiement.
Pour vérifier son état, direction les paramètres du navigateur, puis Confidentialité, recherche et services et enfin la section Sécurité. L’option Scareware Blocker s’y présente sous forme d’interrupteur. Si la machine est éligible et que la case dort en position « Off », un simple clic suffit.
Les administrateurs, eux, retrouveront ce réglage dans les politiques de gestion d’Edge, pratique pour l’imposer ou l’encadrer sur un parc entier.
Ce qu’il faut retenir
- Rôle : bloquer les pages de fraude en plein écran, souvent déguisées en alertes virales ou en faux support technique.
- Techno : analyse locale via un modèle de vision par ordinateur, sans dépendre uniquement de la réputation d’un site.
- Activation par défaut : réservée aux machines répondant au seuil matériel.
- Seuil cité : 2 Go de RAM et quatre cœurs CPU minimum.
Bref, une protection maligne qui a le bon goût de tourner en local. Encore fallait-il savoir qu’elle existait et penser à l’allumer avant de tomber sur le fameux écran rouge qui hurle que votre PC est infecté.