Google pose ses valises sur macOS. Gemini Spark, l’assistant agentique maison, débarque dans l’application Gemini pour Mac avec accès aux fichiers locaux, suivi d’événements en temps réel et une poignée d’intégrations tierces. Le tout réservé, pour l’instant, aux abonnés Google AI Ultra majeurs et américains. Autant dire un club fermé.
Points clés
- Gemini Spark arrive en bêta sur l’application Gemini pour macOS 15 et versions ultérieures
- L’agent accède aux fichiers locaux et gère des tâches sur la machine, plus une veille en temps réel (actus, sports, finance, météo)
- Nouvelles intégrations : Google Tasks, Keep, Canva, Dropbox, Instacart, OpenTable et Zillow Rentals
- Réservé au lancement aux abonnés Google AI Ultra majeurs, en anglais et aux États-Unis
Gemini Spark débarque sur macOS
Spark est disponible en bêta dans l’application Gemini pour Mac, à condition d’être abonné Google AI Ultra. Le service parle anglais au lancement et s’appuie sur l’app Gemini native pour macOS, gratuite pour tous les utilisateurs de macOS 15 et versions ultérieures, selon les notes de version publiées par Google.
Concrètement, Spark peut travailler à partir des fichiers présents sur la machine et exécuter des tâches locales : ranger des dossiers, exploiter des documents stockés en local pour produire de nouveaux contenus. Google promet aussi une commande depuis le téléphone pour déclencher des tâches sur le Mac. Sauf que cette fonction de travail à distance reste au stade du « coming soon », cette contrée mystérieuse où s’entassent les promesses tech.
Intégrations élargies et veille en temps réel
La mise à jour dépasse le seul Mac. Spark prend désormais en charge Google Tasks et Google Keep, plus une série de services tiers : Canva, Dropbox, Instacart, OpenTable et Zillow Rentals. Ces intégrations se déploient d’abord sur le web et le mobile, puis sur macOS dans les semaines suivantes.
Nouveauté plus intéressante, Spark peut suivre des sujets et réagir à des événements en temps réel : actualités, sports, finance, shopping, météo et réseaux sociaux. L’agent envoie des alertes quand un événement colle aux critères fixés, sans qu’on ait à rafraîchir frénétiquement ses pages. Google s’appuie aussi sur le Model Context Protocol (MCP), un standard qui permet de connecter d’autres applications directement à Spark pour bricoler des workflows sur mesure.
Un agent, mais derrière un péage
Gemini Spark reste positionné comme un assistant agentique, capable d’enchaîner des tâches plutôt que de répondre à des requêtes isolées. Google le vend comme un agent personnel « 24/7 », et la version bureau prolonge ce discours. Reste que la disponibilité est verrouillée : au lancement, Spark sur macOS est réservé aux abonnés AI Ultra, majeurs, aux États-Unis, comme le détaille TechCrunch.
Un agent « 24 h/24 » qui ne parle qu’anglais, exige l’abonnement le plus cher et refoule tout le monde hors des États-Unis. Les prochaines évolutions sont attendues plus tard cet été. D’ici là, l’Europe patientera devant la porte.