Le Pentagone cherche de la puissance de calcul, SpaceX se dit prêt à lui en louer. Le groupe d’Elon Musk discute avec le département américain de la Défense d’un accord portant sur des capacités de data center destinées à faire tourner des modèles d’intelligence artificielle, pour un montant pouvant atteindre plusieurs milliards de dollars. Les échanges restent préliminaires et peuvent encore capoter.
L’information, révélée par le Wall Street Journal et reprise par Reuters, place SpaceX sur un terrain nouveau. Le groupe n’y serait plus seulement l’artisan des lancements et des satellites, mais un vendeur de calcul brut pour les charges de travail liées à l’IA.
Points clés
- SpaceX discute avec le Pentagone d’un accès à des data centers pour faire tourner des modèles d’IA
- Le montant potentiel atteindrait plusieurs milliards de dollars, sans accord signé à ce jour
- SpaceX viserait des prix inférieurs à ceux d’Amazon, Microsoft, Google ou Oracle, déjà présents
Un contrat potentiellement à plusieurs milliards
Les deux parties discutent d’une fourniture de capacité informatique au Pentagone pour un coût pouvant aller jusqu’à plusieurs milliards de dollars. L’offre porterait sur l’accès à des data centers capables d’exécuter des modèles d’IA. Rien à voir, donc, avec les lanceurs ou les constellations qui font habituellement la réputation de la maison.
Le sujet reste sensible. SpaceX est déjà un fournisseur de longue date du Pentagone sur d’autres segments : services de lancement, satellites de communication et appui aux capacités de suivi de missiles. La discussion actuelle porte cette fois sur une brique différente, le calcul.
Le Pentagone accélère sur l’IA et le cloud
Le département de la Défense s’appuie déjà sur plusieurs poids lourds du numérique pour ses usages sensibles. Le Wall Street Journal cite Amazon, Microsoft, Google et Oracle parmi les fournisseurs en place. Ni SpaceX ni le Pentagone n’ont réagi publiquement.
L’argument commercial est limpide : SpaceX chercherait à vendre sa capacité de calcul moins cher que certains concurrents spécialisés. Une stratégie de prix cassés pour se faire une place à table, dans un marché où les milliards fédéraux dédiés à l’IA aiguisent tous les appétits. À ce stade, aucun accord n’est signé et aucune échéance n’a été rendue publique.
Une diversification qui dépasse le spatial
Un tel contrat prolongerait le virage de SpaceX vers l’infrastructure numérique. Les mêmes installations de calcul ont déjà été associées, dans des dossiers publiés en juin 2026, à des accords de plusieurs milliards de dollars avec des entreprises d’IA comme Reflection AI.
Pour l’heure, le seul fait établi tient en une ligne : SpaceX et le Pentagone discutent. Le montant reste corseté par une formule prudente, jusqu’à plusieurs milliards de dollars, ce qui laisse une belle marge entre l’effet d’annonce et le chèque final.