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La banque centrale indienne rêve encore d’interdire la crypto

La Reserve Bank of India n’a jamais caché son allergie aux cryptomonnaies, et elle remet le couvert. Selon Reuters, la banque centrale indienne pousse pour une politique nationale qui « pencherait vers l’interdiction » des actifs numériques. Traduction : après des années de bras de fer avec le gouvernement, l’institution monétaire tente à nouveau de fermer la porte au Bitcoin et consorts.

Points clés

  • La Reserve Bank of India plaide pour une politique nationale « penchant vers l’interdiction » des cryptomonnaies, selon Reuters.
  • L’Inde taxe déjà les gains crypto à 30 % tout en refusant un cadre légal clair.
  • La RBI privilégie sa CBDC (roupie numérique) face aux actifs décentralisés.

Un vieux réflexe prohibitionniste

La position n’a rien d’inédit. La Reserve Bank of India considère depuis longtemps les cryptomonnaies comme une menace pour la stabilité financière et la souveraineté monétaire. En 2018 déjà, elle avait interdit aux banques de servir les plateformes d’échange, avant que la Cour suprême ne casse la mesure en 2020. Depuis, l’Inde navigue à vue : taxation lourde des gains crypto d’un côté, absence de cadre légal clair de l’autre.

Interdire, taxer, ou les deux ?

Le paradoxe indien tient en une phrase : le pays impose 30 % sur les plus-values crypto tout en laissant sa banque centrale plaider pour l’interdiction pure et simple. Difficile de taxer ce qu’on veut bannir. Cette schizophrénie réglementaire place l’un des plus grands marchés d’utilisateurs crypto au monde dans un flou permanent, où les investisseurs avancent sans savoir si l’État veut leur argent ou leur peau.

Reste une constante : la RBI privilégie sa propre roupie numérique, la CBDC lancée en pilote, à tout actif décentralisé qu’elle ne contrôle pas. Un choix qui a le mérite de la cohérence, même s’il sonne comme une déclaration de guerre feutrée aux 100 millions d’Indiens détenteurs de crypto.

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