Stratégies de pénétration employées par les hackers nord-coréens
Les hackers nord-coréens utilisent une variété de techniques sophistiquées pour infiltrer des systèmes étrangers. Au lieu de se limiter à des attaques directes, ils adoptent des approches plus subtiles, en infiltrant des entreprises technologiques comme travailleurs à distance. Des entreprises basées en Californie se sont récemment rendues compte qu’elles avaient accidentellement employé des espions nord-coréens sous de fausses identités.
Le gouvernement américain, par le biais du Département de la Justice (DoJ), a intensifié ses actions contre ces infiltrations. Le 16 mai 2024, un avis de recherche a été publié contre quatre espions nord-coréens, dont trois développeurs liés à des actes de cybercriminalité. Ces individus ont réussi à masquer leur présence en tant que travailleurs qualifiés.
Opérations de confiscation et actions judiciaires
Face aux menaces constantes, les États-Unis ont engagé des actions légales pour geler et confisquer les fonds obtenus illégalement par les hackers nord-coréens. Par exemple, en mars 2020, le Département du Trésor américain a désigné deux sites de change de cryptomonnaies ciblés par ces hackers, qui auraient volé 9,5 millions de dollars.
En mars 2020 également, le FBI a déclaré que des groupes de hackers nord-coréens avaient dérobé 600 millions de dollars en cryptomonnaies durant leurs campagnes. Ces attaques sont souvent soutenues par une armée d’environ 7 000 hackers bien entraînés, travaillant pour le régime nord-coréen selon les agences de sécurité. Des directives sur la cybermenace nord-coréenne, publiées le 15 avril 2020, soulignent les stratégies complexes et les techniques avancées employées par ces individus.