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Le Trésor américain sanctionne un VPN au service des rançongiciels

Un VPN qui promettait « zéro log » à ses clients cybercriminels vient d’apprendre que l’anonymat s’arrête aux portes de l’OFAC. Le département du Trésor américain a placé sur sa liste noire First VPN Service (alias 1VPNS) et deux de ses opérateurs, accusés d’avoir fourni des services taillés sur mesure pour les groupes de ransomware. Même jour, même cible : Londres et Bruxelles ont annoncé des mesures contre 24 acteurs cyber russes, pendant que le FBI sortait une alerte sur des routeurs vulnérables exploités par le FSB.

Points clés

  • L’OFAC place First VPN Service (1VPNS) et deux opérateurs sur sa liste noire pour services fournis aux groupes de ransomware
  • Les pertes causées se chiffrent en milliards de dollars, avec hôpitaux, municipalités et sociétés financières parmi les victimes
  • Le Royaume-Uni et l’UE sanctionnent le même jour 24 acteurs cyber russes
  • Le FBI alerte sur des routeurs vulnérables exploités par le FSB, dans une publication commune de 18 agences de 12 pays

First VPN, prestataire de choix pour rançonneurs

Dans sa communication du 13 juillet 2026, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) a désigné First VPN Service, son administrateur Dmytro Rashevskyi et Yevgeniy Silayev, ce dernier présenté comme fournisseur de « cryptors », ces outils qui maquillent les malwares pour tromper les antivirus.

Selon le Trésor américain, 1VPNS a vendu ses services à des groupes de ransomware et son infrastructure a servi à dissimuler l’origine d’attaques, déployer des malwares et gérer des données volées. Parmi les victimes : des entreprises américaines, des hôpitaux, des sociétés de services financiers et des municipalités. Le préjudice se chiffre en milliards de dollars pour les entreprises et les opérateurs d’infrastructures critiques.

L’OFAC note que First VPN vantait ses services depuis 2014 sur des forums cybercriminels, en mettant en avant deux arguments de vente : aucun journal de connexion et un refus catégorique de coopérer avec les forces de l’ordre. Un modèle commercial limpide, désormais rattrapé par la géographie des sanctions.

Une salve transatlantique coordonnée

La décision américaine ne tombe pas seule. Le même jour, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont annoncé sanctions et restrictions contre des acteurs cyber liés à la Russie, pour un total de 24 individus et entités visés dans des dossiers distincts : sabotage, espionnage ou soutien à des opérations malveillantes.

Le document du Trésor relie aussi l’affaire à un démantèlement mené en mai 2026 contre l’infrastructure de 1VPNS par des autorités européennes, avec l’appui du bureau du FBI à Boston. Washington inscrit l’action dans sa traque des réseaux qui fournissent l’outillage, l’hébergement et les services nécessaires aux campagnes de ransomware.

Le FBI vise les routeurs mal configurés du FSB

En parallèle des sanctions financières, le FBI a publié un avertissement sur des activités attribuées au FSB, le service de sécurité fédéral russe, et plus précisément à son Centre 16. Les autorités décrivent l’exploitation de routeurs et d’équipements réseau mal configurés ou vulnérables, avec un risque marqué pour les infrastructures critiques.

L’alerte s’inscrit dans une publication commune réunissant 18 agences partenaires de 12 pays. La cible : les équipements laissés exposés sur internet, terrain de jeu classique pour l’accès initial, le rebond et la persistance dans des réseaux sensibles. Un rappel que le maillon faible reste souvent un boîtier oublié dans un placard, jamais mis à jour.

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