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Lucid dément préparer sa faillite après un plongeon boursier de 50 %

Quand une rumeur de faillite fait fondre la moitié de votre capitalisation en Bourse, mieux vaut réagir vite. Lucid Motors a démenti chercher à se placer sous la protection du chapitre 11, qualifiant l’information de « complètement fausse » après un article évoquant cette hypothèse.

Points clés

  • Lucid qualifie de « complètement fausses » les rumeurs de faillite après un plongeon boursier de plus de 50 %
  • Perte nette d’environ 1 milliard de dollars et retrait des objectifs annuels au T1 2026
  • Le groupe reste dépendant du fonds saoudien PIF et a engagé un cabinet de restructuration

Lucid coupe court à la rumeur

Le constructeur américain de véhicules électriques a réagi via la presse spécialisée en balayant des « rumeurs complètement fausses ». La sortie est intervenue après une dégringolade du titre, qui a perdu plus de la moitié de sa valeur dans la foulée du reportage sur un éventuel dépôt de bilan.

Coté sous le symbole LCID au Nasdaq, le titre Lucid Group souffre depuis des mois. Fin juin, plusieurs analyses relevaient déjà un recul de plus de 50 % depuis le début de l’année, plombé par des pertes persistantes et un appétit de financement vorace.

Une trésorerie qui brûle vite

Les derniers chiffres publics n’avaient rien de rassurant. Au premier trimestre 2026, Lucid dit avoir produit 5 500 véhicules et livré un peu plus de 3 000, tout en retirant ses objectifs annuels. La perte nette avoisine le milliard de dollars sur la période.

Le groupe consume son cash à vive allure et reste suspendu à son actionnaire de référence, le fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF). Des publications récentes évoquent environ 4,8 milliards de dollars de participation préférentielle liée à ce soutien, pièce maîtresse de la structure financière du constructeur.

Restructuration en cours, faillite démentie

Plusieurs articles du début du mois ont décrit un tour de vis sur les coûts, avec des licenciements et un recentrage de la production. Une autre information de presse fait état de l’embauche d’un cabinet spécialisé dans les restructurations, sans pour autant établir une intention de dépôt de bilan.

Lucid s’emploie donc à éteindre un incendie tombé au pire moment pour son cours. L’entreprise n’a confirmé aucune procédure de faillite et maintient que les informations diffusées sur ce point sont fausses. Entre un démenti ferme et un cabinet de restructuration sous le coude, le marché tranchera à sa manière.

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