Quand une fusée explose sur son pas de tir, on aimerait au moins savoir pourquoi. Un mois après la déflagration d’un New Glenn au sol, la société de Jeff Bezos n’a toujours pas identifié l’origine de l’incident survenu à Cape Canaveral, en Floride. L’enquête piétine, mais son directeur général Dave Limp maintient l’objectif d’un nouveau vol en 2026.
Points clés
- Le New Glenn a explosé lors d’un test de mise à feu au sol sur le complexe LC-36 de Cape Canaveral
- Un mois après, Blue Origin n’a pas identifié la cause de la détonation
- Réservoirs, support de tour et un propulseur ont mieux résisté que prévu
- Dave Limp maintient l’objectif d’un retour en vol avant fin 2026 malgré des réparations lourdes
Une enquête sans coupable
Le lanceur New Glenn a explosé pendant un test de mise à feu, encore arrimé au sol sur le complexe de lancement 36 de la Cape Canaveral Space Force Station. La détonation a détruit le véhicule et abîmé une partie des installations de Blue Origin, son seul site de lancement orbital pour ce programme.
Dans un message publié début juin, Dave Limp s’est accroché aux quelques bonnes nouvelles : les réservoirs de propergols, le support de la tour de lancement et un propulseur déjà utilisé stationné à proximité ont mieux encaissé que prévu. L’entreprise a commencé à dégager les débris et à reconstruire le site.
Dave Limp, directeur général de Blue Origin : « Nous volerons à nouveau avant la fin de cette année. »
Reste un détail gênant : aucune cause officielle. Reuters rapportait début juin que la société n’avait « pas encore déterminé la raison » de la détonation. L’incident s’est produit lors d’une phase d’essai au sol, pas en vol.
Un calendrier optimiste face à des réparations lourdes
Blue Origin vise toujours un retour avant la fin de l’année. La cible est audacieuse vu l’état du LC-36. Jeff Bezos a lui-même qualifié l’épisode de coup au ventre pour ses équipes, tout en jurant que les installations essentielles avaient été épargnées.
Le programme New Glenn reste la pièce maîtresse de l’entreprise. Ce lanceur lourd doit porter ses ambitions sur les marchés institutionnels et commerciaux, alors que la concurrence sur les fusées réutilisables ne fait pas de cadeaux. L’explosion complique la montée en cadence d’un programme qui en est encore à ses tout premiers vols.
Blue Origin avance donc sur deux fronts : reconstruire l’infrastructure en Floride et comprendre ce qui a fait sauter le lanceur. Tant que la cause reste un mystère, le seul calendrier technique public tient en deux mots : « cette année ».