Pas mal, pour une blockchain qui vient de souffler sa première bougie. Lancée le 1er juillet 2026, Robinhood Chain s’est hissée en quelques jours dans le peloton de tête des réseaux classés par volume sur les DEX (les échanges décentralisés). Bernstein y voit un signal de demande réelle pour la plateforme d’actifs tokenisés du courtier, pas un simple feu de paille post-annonce.
Points clés
- Robinhood Chain, couche 2 sur Arbitrum, est en ligne depuis le 1er juillet 2026
- En une semaine : plus de 17 millions de transactions et 350 000 adresses
- Volume DEX cumulé supérieur à 1 milliard de dollars, jusqu’à plus de 500 millions par jour
- Bernstein y voit une demande réelle pour les actifs tokenisés, pas un pic spéculatif
Un lancement qui a vite trouvé preneur
Robinhood Chain tourne sur mainnet public depuis le 1er juillet. Il s’agit d’une couche 2 bâtie sur Arbitrum, taillée pour les actifs tokenisés du monde réel et la finance décentralisée. En même temps, le courtier a activé ses actions tokenisées, accessibles via Robinhood Wallet dans plus de 120 pays, comme détaillé lors du déploiement.
En une semaine, les compteurs se sont emballés : plus de 17 millions de transactions, environ 350 000 adresses et un volume DEX cumulé dépassant le milliard de dollars. Sur 24 heures, certains relevés placent le volume autour de 433 millions de dollars, de quoi propulser Robinhood Chain à la cinquième place des blockchains selon cette métrique. D’autres mesures l’ont même vue franchir les 500 millions de dollars par jour.
Bernstein lit un signal produit, pas un pic spéculatif
Pour Bernstein, ce démarrage dépasse la spéculation de curieux. La montée express dans le top 5 des DEX traduirait une demande initiale solide pour l’offre d’actifs tokenisés du courtier. Robinhood a conçu ce réseau pour le négoce continu d’actions tokenisées et leur usage dans les protocoles DeFi, notamment comme collatéral ou dans des produits de prêt.
Le contexte pèse aussi. Robinhood ne lâche pas une blockchain orpheline dans la nature : c’est une extension de son écosystème de courtage et de wallet. Le groupe s’est appuyé sur des briques déjà éprouvées, Arbitrum en tête, plus des protocoles DeFi intégrés dès le lancement. De quoi expliquer une bonne partie de la vitesse d’adoption.
Des débuts qui dépassent la simple curiosité
Les métriques restent fraîches, mais elles dessinent un usage concret. La liquidité s’est installée immédiatement sur les DEX, et l’écosystème Arbitrum en profite au passage : plusieurs analyses notent que la structure de frais du projet lui bénéficie indirectement.
Toute la question tient dans la durée. Si les volumes tiennent une fois l’effet nouveauté dissipé, Robinhood aura prouvé qu’il ne se contente plus de distribuer des produits financiers : il fait tourner un réseau qui capte déjà des flux sérieux.