Chez Broadcom, la facture VMware fait fuir les clients aussi vite qu’un ticket de caisse qui s’allonge. La chaîne américaine de magasins de proximité Sheetz migre 11 000 machines virtuelles hors de VMware, avec StorMagic en remplaçant, selon Ars Technica. Le chantier touche un parc réparti sur plus de 830 magasins et rejoint la longue liste des départs enregistrés depuis le rachat de l’éditeur par Broadcom.
Points clés
- Sheetz migre 11 000 VM hors de VMware vers StorMagic SvHCI sur plus de 830 magasins
- Plus de 600 sites déjà transférés, à un rythme de 200 par mois et sans intervention IT sur site
- Tesco évacue de son côté 40 000 charges de travail serveur, sur fond de tarifs Broadcom contestés
Sheetz bascule vers StorMagic sur plus de 830 sites
Sheetz a retenu StorMagic SvHCI pour remplacer VMware dans ses points de vente. L’enseigne exploite plus de 830 magasins et a déjà transféré plus de 600 sites. StorMagic annonce un rythme d’environ 200 magasins par mois et vise une fin de déploiement en quatre mois.
Avant cette bascule, les environnements distribués de Sheetz reposaient sur VMware, installé sur une paire de serveurs Dell R440/R450 dans chaque magasin. Sheetz utilisait déjà StorMagic SvSAN comme couche de stockage hyperconvergée avec VMware dans des centaines de sites, pour le paiement, les programmes de fidélité et les opérations courantes. Autrement dit, le fournisseur avait déjà un pied dans la place.
Broadcom accélère les départs
Le motif invoqué est limpide : Broadcom a « créé trop d’incertitude ». Sheetz n’est pas un cas isolé. Tesco a engagé la sortie de 40 000 charges de travail serveur, avec un calendrier qui court au moins jusqu’à fin 2027. Le refrain se répète : depuis l’absorption de VMware dans Broadcom, les hausses de tarifs et le passage forcé aux abonnements poussent les clients vers la porte.
StorMagic pousse sa solution de virtualisation pour le edge et les sites distants, un segment où les chaînes de magasins veulent surtout limiter les interventions sur place. Pour Sheetz, la migration réutilise le matériel existant sans remise à plat complète, tout en évacuant VMware du socle logiciel en magasin. Le tout se pilote à distance, sans une seule visite IT sur site, un luxe appréciable pour un réseau aussi dispersé.
Onze mille machines virtuelles migrées en quelques mois, magasin par magasin, au plus près des caisses : la démonstration que quitter un jardin devenu trop cher n’a rien d’utopique.