Quand Washington réclame du « made in USA », Cupertino sort le chéquier. Apple s’engage à dépenser 30 milliards de dollars pour des puces Broadcom fabriquées sur le sol américain, un accord portant sur plusieurs milliards de composants. C’est le dernier volet en date de la promesse d’investissement domestique du fabricant de l’iPhone.
Points clés
- Apple va dépenser 30 milliards de dollars pour des puces Broadcom fabriquées aux États-Unis
- L’accord porte sur plusieurs milliards de composants destinés aux appareils Apple
- Cet engagement prolonge la promesse d’investissement domestique de Cupertino
Un contrat XXL avec Broadcom
L’accord couvre des milliards de puces destinées aux appareils Apple. Broadcom, fournisseur historique de la marque (notamment pour les composants de connectivité sans fil), voit ainsi sa relation avec Cupertino se renforcer et se relocaliser.
Pour Apple, l’opération répond à une double logique. D’un côté, sécuriser une chaîne d’approvisionnement moins dépendante de l’Asie. De l’autre, cocher la case politique du « fabriqué aux États-Unis », un argument devenu incontournable pour tout géant technologique qui veut rester dans les bonnes grâces de l’administration américaine.
La suite d’une promesse d’investissement
Ces 30 milliards de dollars s’inscrivent dans l’engagement plus large d’Apple à investir massivement sur son marché domestique. La firme multiplie les annonces chiffrées sur ses dépenses américaines, une manière de désamorcer les pressions sur la localisation de sa production et sur les droits de douane qui planent au-dessus de l’électronique importée.
Reste que fabriquer des puces sur le sol américain ne transforme pas d’un coup de baguette un iPhone en produit intégralement local. Le silicium made in USA est une pièce d’un puzzle industriel qui reste, lui, résolument mondial.