Le rançongiciel Ryuk a chiffré des systèmes entiers, mais son opérateur, lui, vient de se faire cadenasser par la justice américaine. Un ressortissant arménien de 34 ans a plaidé coupable devant un tribunal des États-Unis pour avoir piraté des entreprises américaines et déployé le tristement célèbre ransomware Ryuk afin d’en chiffrer les systèmes.
Points clés
- Un ressortissant arménien de 34 ans plaide coupable aux États-Unis pour des attaques au ransomware Ryuk
- Il a piraté des entreprises américaines puis chiffré leurs systèmes avec le malware
- La peine encourue atteint 15 ans de prison
Ryuk, un vieux briscard du rançongiciel
Ryuk n’est pas un nouveau venu. Ce rançongiciel a fait des ravages pendant des années, ciblant en priorité les grandes organisations capables de casquer de lourdes rançons : hôpitaux, collectivités, groupes industriels. Le mode opératoire est rodé. Intrusion dans le réseau, propagation, puis chiffrement des données avant la demande de paiement en cryptomonnaie.
L’accusé, aujourd’hui passé aux aveux, faisait partie de la chaîne opérationnelle : accès aux réseaux d’entreprises américaines puis déploiement du malware pour verrouiller les systèmes. Un travail de sape qui paralyse une organisation en quelques heures et transforme des sauvegardes mal protégées en cauchemar administratif.
Jusqu’à 15 ans de prison
En plaidant coupable, l’homme s’expose à une peine pouvant atteindre 15 ans d’emprisonnement. Une échéance qui rappelle que la traque des opérateurs de ransomware, longtemps considérée comme une cause perdue tant les auteurs se planquaient derrière des juridictions clémentes, finit parfois par aboutir.
Les extraditions et arrestations d’acteurs du rançongiciel se multiplient depuis quelques années, à mesure que les autorités américaines et européennes coordonnent leurs efforts. Ryuk rejoint ainsi la liste des familles de malwares dont les artisans commencent à répondre de leurs actes devant un juge plutôt que depuis un canapé à l’abri.