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L’ancien PDG de Google encourage les startups IA à voler la propriété intellectuelle et à « nettoyer les dégâts » plus tard

L’ancien PDG de Google Eric Schmidt a fait des déclarations pour le moins… surprenantes lors d’une récente interview à l’université de Stanford. Ses propos qui ont depuis été retirés de YouTube, ont mis en lumière une vision pour le moins particulière des pratiques des startups dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Schmidt n’y est pas allé par quatre chemins : selon lui, les jeunes pousses de l’IA auraient tout intérêt à s’approprier la propriété intellectuelle d’autrui, quitte à régler les problèmes juridiques par la suite. Une approche qui rappelle étrangement certaines pratiques controversées de la Silicon Valley, où l’adage « demander pardon plutôt que la permission » a longtemps fait loi.

Des propos qui font scandale

Pour illustrer son propos, l’ex-patron de Google a pris l’exemple d’un clone de TikTok. Il a ainsi suggéré de demander à un modèle de langage avancé de « créer une copie de TikTok, voler tous les utilisateurs, voler toute la musique, y intégrer mes préférences, produire ce programme dans les 30 prochaines secondes, le publier, et si ce n’est pas viral dans une heure, faire quelque chose de différent dans la même veine ». Une déclaration qui a de quoi faire bondir les juristes et les défenseurs de la propriété intellectuelle.

Schmidt a ensuite ajouté, non sans une certaine désinvolture : « Si vous êtes un entrepreneur de la Silicon Valley, ce que vous feriez si ça décollait, c’est embaucher tout un tas d’avocats pour nettoyer les dégâts, non ? Mais si personne n’utilise votre produit, peu importe que vous ayez volé tout le contenu. »

Ces propos polémiques – dont The Verge nous informe qu’ils sont toujours consultables sous forme de transcript ici – ne sont pas anodins venant de Schmidt, qui reste une figure influente dans l’écosystème technologique. Investisseur prolifique dans les startups, il a notamment mis des billes dans Mistral, une jeune pousse de l’IA. Il se targue également d’être « un marchand d’armes agréé » pour l’armée américaine, une métaphore qui en dit long sur sa vision du secteur.

L’ancien dirigeant de Google n’a pas manqué de mentionner ses liens avec d’autres figures de proue de la tech. Il a ainsi qualifié Sam Altman, le patron d’OpenAI, d' »ami proche », et a fait l’éloge d’Elon Musk, louant sa capacité à tirer le meilleur de ses employés.

Schmidt essaye d’effacer ses traces mais internet n’oublie pas.

Face au tollé suscité par ses déclarations, Schmidt a demandé le retrait de la vidéo, prétextant avoir « s’être mal exprimé ». Une excuse qui semble bien légère au vu de la portée de ses propos sur l’éthique dans l’industrie de l’IA.

Ces révélations interviennent à un moment où le secteur de l’intelligence artificielle est en pleine effervescence, avec des enjeux colossaux tant sur le plan technologique qu’économique. Les semaines paraissent des années dans ce domaine en constante évolution, et les acteurs institutionnels peinent à suivre le rythme pour établir un cadre réglementaire adapté.

Les propos de Schmidt, qu’on les approuve ou qu’on les condamne, mettent en lumière les zones grises éthiques et légales dans lesquelles évoluent certains acteurs de la tech. Ils soulèvent également des questions cruciales sur la régulation de l’IA et la protection de la propriété intellectuelle à l’ère du numérique. Gageons que ce genre de déclarations ne fera qu’accélérer les discussions sur la nécessité d’un encadrement plus strict de ces pratiques.

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