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Apple traîne OpenAI en justice pour vol présumé de secrets industriels

Voilà deux partenaires qui vont devoir s’expliquer devant le juge plutôt qu’autour d’un café. Apple a déposé une plainte contre OpenAI devant un tribunal fédéral de Californie, accusant le créateur de ChatGPT d’avoir obtenu et exploité des secrets industriels liés à des produits et procédés encore non annoncés. Le dossier vise aussi deux anciens salariés d’Apple passés chez OpenAI, dont Tang Tan, désormais responsable matériel de l’entreprise, et Chang Liu, ex-ingénieur systèmes.

Le hic, c’est qu’Apple et OpenAI restent liés par un accord commercial signé en 2024 pour intégrer les capacités de ChatGPT dans l’iPhone. La plainte ouvre donc un front contentieux au beau milieu d’un partenariat encore actif. Apple réclame l’interdiction d’utiliser et de divulguer les informations concernées, ainsi que la restitution de tout document confidentiel.

Points clés

  • Apple accuse OpenAI d’avoir obtenu des secrets industriels via d’anciens employés recrutés
  • La plainte vise aussi Tang Tan, chef matériel d’OpenAI, et l’ex-ingénieur Chang Liu
  • Le litige porte sur le savoir-faire matériel d’Apple, pas sur les modèles d’IA
  • Les deux entreprises restent liées par un accord d’intégration de ChatGPT dans l’iPhone

Des entretiens d’embauche transformés en fuite de données ?

Selon les éléments rapportés par Reuters, Apple affirme qu’OpenAI a encouragé des candidats venus de Cupertino à partager des informations sensibles pendant les entretiens, en leur demandant parfois d’apporter des composants ou des éléments de travail internes. La plainte évoque aussi un ordinateur portable fourni par Apple, resté accessible après le départ de Chang Liu, qui aurait servi à télécharger des documents confidentiels.

Le dossier, déposé le 10 juillet 2026 dans le Northern District of California, cible OpenAI et ses deux recrues. Plusieurs médias américains évoquent également io Products, la société matérielle liée aux ambitions grand public d’OpenAI. Apple soutient que des informations sur des produits non dévoilés, des spécifications techniques, des schémas d’ingénierie et des données de chaîne d’approvisionnement auraient été récupérées.

Le vrai enjeu : le matériel, pas les modèles

Le cœur du litige ne porte pas sur les modèles d’IA, mais sur le savoir-faire industriel d’Apple au moment où OpenAI cherche à sortir du seul logiciel. Comme le détaille TechCrunch, l’entreprise accélère sur les appareils grand public avec un pôle matériel renforcé par d’anciens cadres d’Apple. Tang Tan, ancien vice-président chez le fabricant de l’iPhone, est présenté comme le chef matériel d’OpenAI. Apple lui reproche notamment d’avoir demandé à des candidats de se présenter aux entretiens avec de « véritables pièces » Apple.

OpenAI se défend en assurant n’avoir aucun intérêt pour les secrets industriels d’autrui, selon des propos rapportés par plusieurs médias américains. Apple, de son côté, dit avoir mené une enquête interne avant de saisir la justice. Elle réclame des mesures d’interdiction, la conservation des preuves et la remise des informations litigieuses. Si le tribunal suit ses arguments, OpenAI pourrait devoir revoir une partie de ses travaux matériels sous supervision judiciaire. Difficile de partager le canapé quand l’un accuse l’autre d’avoir fouillé dans ses tiroirs.

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