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AVX-512 fait son retour chez Intel avec Nova Lake, cette fois sur tous les cœurs

Intel avait enterré l’AVX-512 sur ses puces grand public en 2021 ; le voilà qui ressuscite, et cette fois sans le pied dans la porte. D’après les derniers patchs du noyau Linux, les prochains processeurs Nova Lake supporteraient nativement l’exécution 512 bits, aussi bien sur les cœurs performance (P-cores) que sur les cœurs efficience (E-cores).

Points clés

  • Les derniers patchs du noyau Linux évoquent un support natif de l’AVX-512 sur les futurs CPU Intel Nova Lake.
  • P-cores et E-cores géreraient tous deux l’exécution 512 bits, réglant l’asymétrie qui avait poussé Intel à désactiver l’AVX-512 sur Alder Lake.
  • Rien n’est encore confirmé officiellement par Intel : l’info repose sur des contributions au noyau Linux.

Une brouille vieille de quatre ans

Petit rappel pour ceux qui n’ont pas suivi le feuilleton. Avec Alder Lake et son architecture hybride, Intel s’est retrouvé face à un casse-tête maison. Les P-cores savaient jongler avec l’AVX-512, les E-cores non. Résultat, plutôt que de gérer proprement cette asymétrie, Intel a purement et simplement désactivé le jeu d’instructions sur ses puces grand public. Les bidouilleurs qui l’avaient réactivé via le BIOS se sont vite fait couper l’herbe sous le pied par des mises à jour de firmware.

Nova Lake mettrait tout le monde d’accord

Les patchs Linux repérés dans le noyau indiquent que Nova Lake proposerait un support 512 bits homogène sur l’ensemble de ses cœurs. Fini l’excuse du E-core qui ne suit pas : si les deux familles parlent le même langage, l’ordonnanceur système n’a plus à jouer les arbitres et à basculer les tâches d’un cœur à l’autre pour éviter les instructions incompatibles.

L’AVX-512 n’est pas un gadget marketing. Ce jeu d’instructions vectorielles accélère sensiblement les charges lourdes en calcul : traitement scientifique, encodage, simulation, émulation (l’émulateur PlayStation 3 RPCS3 en fait notamment ses choux gras) et, bien sûr, une partie des traitements liés à l’IA. Le rétablir sur toute la gamme, c’est réconcilier Intel avec un public technique qui n’avait pas franchement digéré la castration de 2021.

Prudence de rigueur

Reste que tout cela repose sur des contributions au noyau Linux, pas sur une confirmation officielle d’Intel. Les patchs kernel donnent régulièrement des indices fiables sur les architectures à venir, mais rien n’interdit à Intel de revoir sa copie d’ici la sortie. En attendant, voir la firme préparer un support 512 bits unifié plutôt qu’un nouveau tour de désactivation, c’est déjà une bonne nouvelle pour qui aime que ses cœurs sachent tous compter jusqu’à 512.

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