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ChatGPT prend le contrôle du bureau : OpenAI lance le « computer use »

ChatGPT ne se contente plus de causer, il empoigne la souris. OpenAI a doté son assistant d’une fonction de « computer use » capable de cliquer, taper et naviguer dans les applications de bureau. Pour tester les limites de la bête, PCWorld lui a fait jouer une partie d’échecs et rédiger une entrée de journal. Objectif : voir jusqu’où l’agent sait manipuler une interface graphique comme le ferait un humain.

La fonction s’inscrit dans la refonte de l’application desktop de ChatGPT, présentée le 9 juillet 2026 comme un environnement unifié pour le chat, le travail et le développement. Sur ordinateur, l’assistant peut désormais toucher aux fichiers locaux et aux applications (avec l’autorisation de l’utilisateur) et exécuter des tâches en arrière-plan dans ses propres outils comme dans le navigateur intégré.

Points clés

  • OpenAI a lancé le 9 juillet 2026 une fonction « computer use » qui permet à ChatGPT de cliquer, taper et manipuler des fichiers dans les applications de bureau.
  • L’app desktop est disponible sur macOS et Windows, avec la même capacité dans Codex sur Windows pour tester et déboguer.
  • L’accès aux fichiers locaux exige l’autorisation de l’utilisateur, et un mode de verrouillage limite les fonctions réseau pour contrer les injections de prompts.
  • PCWorld a testé l’agent sur une partie d’échecs et une entrée de journal pour mesurer sa maîtrise des interfaces graphiques.

Un mode conçu pour agir, pas seulement répondre

Le principe du « computer use » tient en une phrase : l’assistant reçoit une tâche, observe l’écran, puis enchaîne les actions nécessaires dans les applis ouvertes. Clic, saisie de texte, déplacement de fichiers. Bref, tout ce qu’un stagiaire zélé ferait à votre place, sans la pause café.

Dans ses notes de version datées du 6 juillet 2026, OpenAI précise que la capacité existe aussi dans Codex sur Windows, où l’agent peut « voir, cliquer et taper » dans des applications pour tester et déboguer. L’app ChatGPT desktop est disponible sur macOS et Windows, et regroupe désormais chat, travail et développement au même endroit.

PCWorld a délibérément choisi des exercices contrastés. L’idée n’était pas de produire un document final, mais de vérifier si l’assistant tenait la barre dans une interface graphique. Les échecs imposent d’enchaîner des déplacements précis, l’entrée de journal réclame de la saisie propre dans une application. Deux façons de mesurer la bascule entre chatbot et assistant qui agit vraiment.

La bataille des agents quitte le navigateur

Ce lancement pousse la guerre des assistants « agentiques » du web vers le bureau. PCWorld y voit une réponse directe à Claude Desktop d’Anthropic : une application qui ne se cantonne plus au texte et travaille avec des fichiers locaux, des apps et un navigateur embarqué.

OpenAI a tout de même prévu des garde-fous. L’accès aux fichiers et aux applications passe par l’autorisation explicite de l’utilisateur, et un mode de verrouillage bride certaines fonctions réseau (navigation en direct, « agent mode ») pour limiter les injections de prompts. Sage précaution : confier son clavier à une IA suppose d’admettre qu’elle puisse cliquer là où il ne faut pas. Certaines fonctions avancées restent réservées à des plans et contextes précis, avec des déploiements qui varient d’un produit à l’autre.

Plus l’assistant gagne en autonomie, plus il dépasse la simple recherche ou la rédaction pour manipuler l’ordinateur lui-même. Les échecs et le journal de PCWorld servaient justement à jauger ce saut. Un agent qui joue aux échecs, c’est amusant ; un agent qui range vos dossiers pendant que vous dormez, c’est un autre engagement de confiance.

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