Une centaine de salariés et de soutiens ont battu le pavé devant le siège de Bethesda, dans le Maryland, pour rappeler à Microsoft qu’un licenciement de masse ne s’avale pas sans broncher. La cible : les nouvelles coupes dans Xbox et, surtout, leur retour comme une saison télé qu’on n’a jamais demandée. Le géant américain a confirmé 4 800 suppressions de postes dans l’ensemble du groupe, dont 1 600 chez Xbox dès l’annonce.
Points clés
- Une centaine de personnes ont manifesté devant le siège de Bethesda (Maryland) contre les coupes Xbox.
- Microsoft confirme 4 800 suppressions de postes au total, dont 3 200 dans la division jeux sur l’exercice 2027.
- Environ 440 postes sont touchés dans l’orbite Bethesda/ZeniMax, avec des impacts chez id Software et ZeniMax Online.
- Le syndicat Bethesda Game Studios Union (CWA) réclame des négociations sur indemnités, reclassements et couverture santé.
Casser le « cycle perpétuel » des coupes
Le syndicat Bethesda Game Studios Union, affilié au CWA, réclame l’ouverture de négociations sur les conséquences des licenciements. Dans les messages relayés par la presse spécialisée, l’organisation dénonce un « cycle » récurrent de suppressions de postes et veut revenir à la table des discussions contractuelles avec Microsoft.
La colère porte aussi sur la profondeur des coupes dans les studios maison. Plusieurs médias ont fait état d’environ 440 postes supprimés dans l’orbite Bethesda et ZeniMax, avec des impacts notables chez id Software et ZeniMax Online. Le syndicat rappelle que plusieurs dizaines de ses membres figurent parmi les personnes touchées.
Un bras de fer après la réorganisation de Xbox
Les licenciements de début juillet s’inscrivent dans une restructuration plus large. Microsoft veut supprimer 3 200 postes dans sa division jeux sur l’exercice 2027, avec une première vague de 1 600 départs immédiats. Des plans internes évoquent aussi des cessions ou changements de contrôle pour certains studios.
La syndicalisation ne stoppe pas les licenciements, soyons clairs. Mais elle ouvre un front sur les indemnités, les reclassements internes, les droits de rappel et la couverture santé. C’est précisément là que le syndicat veut arracher des garanties, et transformer une annonce descendue d’en haut en vraie négociation.
Ce que disent les salariés
Dans sa prise de parole, le Bethesda Game Studios Union n’a pas mâché ses mots :
« Ce qui devient une routine annuelle stressante : Microsoft a décidé de licencier des milliers de personnes, dont BEAUCOUP d’entre nous chez Bethesda Game Studios. »
Bethesda Game Studios Union (CWA)
Le syndicat évoque plus de 10 000 développeurs déjà emportés par les vagues précédentes. Sa revendication centrale tient en une phrase : « Grâce à notre syndicat One BGS, nous avons le droit de négocier les impacts de ces licenciements. » Autrement dit, refuser de disparaître en silence. Microsoft, de son côté, n’a pas répondu publiquement au rassemblement.