Si votre serveur SharePoint traîne encore sur Internet sans correctif, c’est le moment de lever les yeux de votre café. La CISA a averti que des attaquants exploitent activement plusieurs failles visant les serveurs Microsoft SharePoint installés sur site et exposés à Internet. Microsoft a déjà publié les correctifs. Restent les systèmes non patchés, cibles de choix.
Points clés
- La CISA a ajouté une faille SharePoint exploitée activement à son catalogue KEV le 1er juillet 2026.
- La vulnérabilité permet l’exécution de code à distance sur des serveurs on-premises exposés à Internet.
- Versions concernées : SharePoint Server 2016, 2019 et Subscription Edition, avec correctifs Microsoft publiés au printemps 2026.
- Échéance de remédiation fixée au 4 juillet pour les agences fédérales civiles américaines.
Une faille RCE ajoutée au catalogue KEV
L’Agence américaine de cybersécurité et de protection des infrastructures cible des instances SharePoint Server on-premises accessibles depuis Internet. Au centre de la campagne, une vulnérabilité déjà versée au catalogue des vulnérabilités exploitées de la CISA. Ce catalogue ne collectionne pas les failles théoriques : il ne recense que celles dont l’exploitation active a été observée sur le terrain.
Plusieurs versions serveur sont concernées, dont SharePoint Server 2016, SharePoint Server 2019 et SharePoint Server Subscription Edition. Microsoft a diffusé les correctifs au printemps 2026.
Exécution de code à distance et compte à rebours fédéral
Selon les éléments de suivi de la menace, la faille permet l’exécution de code à distance à partir de données non fiables, avec un accès authentifié suffisant pour déclencher l’attaque. La CISA l’a intégrée à son catalogue KEV le 1er juillet 2026 et a fixé aux agences fédérales civiles américaines une échéance de remédiation au 4 juillet. Trois jours pour patcher : voilà qui a le mérite de la clarté.
Le message aux administrateurs ne souffre aucune ambiguïté. Les serveurs SharePoint exposés à Internet, surtout en on-premises, doivent être vérifiés sans délai. Les organisations qui n’ont pas appliqué les mises à jour restent les plus vulnérables, particulièrement quand l’instance est accessible sans segmentation réseau ni couche de protection supplémentaire.
Ce qu’il faut vérifier maintenant
- Confirmer la version exacte de SharePoint Server déployée.
- Appliquer les correctifs Microsoft publiés pour les versions prises en charge.
- Vérifier si l’instance est exposée à Internet et limiter cet accès.
- Contrôler les journaux à la recherche d’activités anormales.
- Isoler les instances non maintenues ou en fin de support.