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Chez le Wall Street Journal, 650 photographes disent non aux clauses IA

Signer un contrat qui offre vos images à une IA sans un mot à dire ni un dollar de plus : voilà l’offre que 650 photographes freelance du Wall Street Journal ont poliment déclinée. Le litige oppose ces pigistes à News Corp, maison mère du quotidien, autour de nouvelles clauses contractuelles qui redistribuent les droits sur leurs clichés.

Points clés

  • 650 photographes freelance du WSJ refusent les nouveaux contrats sur les droits IA
  • Le litige porte sur un transfert de propriété et une sous-licence à des tiers sans consentement
  • Le dossier est lié à l’accord de 250 millions de dollars entre News Corp et OpenAI

Le nerf de la guerre : la propriété et la sous-licence

Au cœur du conflit, deux points font grincer des dents. D’abord un glissement de propriété sur les images produites. Ensuite la possibilité pour l’éditeur de sous-licencier ces photos à des tiers sans le consentement des auteurs. Traduction : un cliché pourrait finir dans les mains d’un partenaire extérieur, y compris pour entraîner ou nourrir des modèles d’intelligence artificielle, sans que le photographe soit consulté ni rémunéré à hauteur de cet usage.

Un accord à 250 millions de dollars en toile de fond

Ces changements ne tombent pas du ciel. Ils coïncident avec l’accord de 250 millions de dollars conclu entre News Corp et OpenAI, qui ouvre le catalogue éditorial du groupe aux appétits des grands modèles de langage. Les photographes voient donc leurs travaux potentiellement versés dans une mécanique qui rapporte gros au groupe de presse, sans que la manne redescende jusqu’à ceux qui appuient sur le déclencheur.

Le refus collectif des 650 pigistes place l’éditeur devant un choix inconfortable : renégocier des termes plus équitables sur les droits d’usage IA, ou se priver d’une partie de sa main-d’œuvre photographique. Une équation que beaucoup d’autres rédactions regardent de près, contrat de licence en main.

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