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Cybersécurité IA : un modèle chinois open-weight dit rivaliser avec Claude Mythos d’Anthropic

Un modèle chinois open-weight affirme avoir rattrapé le système le plus protégé d’Anthropic sur un terrain précis : la chasse aux failles de sécurité. Selon le Wall Street Journal, le laboratoire chinois Zhipu AI revendique pour son modèle GLM-5.2 un niveau comparable à Claude Mythos d’Anthropic pour détecter et exploiter des bugs de sécurité.

La séquence arrive alors qu’Anthropic vient d’élargir puis d’encadrer l’accès à Mythos, présenté comme son modèle le plus avancé en cybersécurité. L’accès a d’abord été réservé à un groupe restreint d’organisations partenaires avant une réouverture partielle à certaines entités américaines de confiance.

Points clés

  • Zhipu AI revendique pour GLM-5.2 un niveau comparable à Claude Mythos sur la détection de failles
  • GLM-5.2 est open-weight, donc téléchargeable et modifiable hors des garde-fous d’un cloud centralisé
  • Anthropic a déployé Mythos auprès de 150 organisations dans plus de 15 pays via Project Glasswing
  • Les États-Unis ont autorisé le 26 juin le redéploiement de Mythos 5 après une suspension liée à la sécurité nationale

GLM-5.2, un modèle open-weight présenté comme compétitif

GLM-5.2, développé par Zhipu AI, serait capable d’égaler Claude Mythos dans des tâches de cybersécurité, autrement dit la détection de failles et de vulnérabilités logicielles. Le modèle est décrit comme open-weight, donc téléchargeable et modifiable localement.

Cet élément compte. Un modèle de ce type peut être adapté hors des garde-fous d’un service cloud centralisé. C’est précisément ce point qui inquiète les observateurs du secteur cyber. GLM-5.2 serait par ailleurs proposé à un coût d’usage inférieur à plusieurs modèles américains comparables, même si le chiffre exact varie selon les publications et les modalités d’accès.

Mythos, la cybersécurité et la prudence d’Anthropic

Anthropic a fait de Mythos un modèle à part dans sa gamme. TechCrunch rapportait le 2 juin que Claude Mythos se trouvait au cœur de Project Glasswing, une initiative destinée à aider des organisations à repérer et corriger des vulnérabilités logicielles. L’entreprise évoquait un déploiement auprès d’environ 150 organisations supplémentaires dans plus de 15 pays, après un premier groupe d’une cinquantaine de partenaires.

Le 9 juin, Politico a rapporté qu’Anthropic lançait Claude Mythos 5 tout en gardant un accès restreint pour les usages les plus sensibles. Les requêtes liées à la cybersécurité pouvaient être redirigées vers une version moins puissante pour le public, tandis que Mythos 5 restait réservé à certains partenaires, notamment dans les infrastructures critiques.

« Il dispose des capacités de cybersécurité les plus fortes de tous les modèles au monde », a déclaré Anthropic dans un billet de blog cité par Politico.

Cette montée en puissance a aussi attiré l’attention des autorités américaines. Reuters rapportait le 26 juin que le gouvernement des États-Unis avait autorisé Anthropic à redéployer Mythos 5 vers certaines organisations jugées fiables, après une suspension liée à des risques de sécurité nationale.

Une compétition sur les usages à double tranchant

Les grands modèles ne sont plus jugés seulement sur leurs performances générales, mais aussi sur leur efficacité en sécurité offensive et défensive. Le rapprochement d’un modèle chinois open-weight avec un système Anthropic très encadré alimente une concurrence déjà vive entre laboratoires américains et chinois sur les modèles de frontière.

Les sources consultées ne permettent pas de vérifier les performances exactes revendiquées par Zhipu AI, ni les conditions du benchmark évoqué par le Wall Street Journal. Elles confirment trois points : Anthropic a placé Mythos au centre de ses usages cyber, le modèle reste fortement contrôlé, et la presse américaine rapporte qu’un concurrent chinois affirme avoir atteint un niveau comparable.

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