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Elon Musk balaie les krachs à venir : l’IA et les robots feront le reste

Un krach ? Une simple secousse sur la route du grand soir robotique. Elon Musk a de nouveau déroulé mardi son évangile d’une économie dopée par l’intelligence artificielle et la robotique. Sa thèse tient en une ligne : les baisses de court terme sont anecdotiques tant que les gains de productivité restent gigantesques. Selon le patron de Tesla, « la tendance macroéconomique est résolument orientée à la hausse » grâce à l’IA et aux robots.

La sortie survient alors qu’un poids lourd du capital-risque américain prédit un krach imminent. Musk n’a livré ni calendrier ni chiffre précis. Il se contente de répéter une antienne qu’il martèle depuis des semaines : la production de biens et de services par les machines effacera largement les à-coups conjoncturels.

Points clés

  • Musk qualifie les baisses de marché de simples « creux passagers » face aux gains de productivité de l’IA
  • Il lie la valorisation future de Tesla aux robotaxis et au robot humanoïde Optimus
  • OpenAI a lancé une division robotique, ravivant la concurrence avec Tesla
  • Aucun calendrier ni prévision chiffrée n’accompagne ces déclarations

La théorie des « momentary dips »

Dans sa formulation, il concède qu’il existe toujours des « momentary dips » (creux passagers) dans une économie qui croît vite, avant d’ajouter que « les gains de productivité de l’IA et de la robotique sont si énormes » que le mouvement de fond restera « massivement orienté à la hausse ». Traduction : l’automatisation gonflera la productivité au point de porter la croissance globale, même quand les marchés font le grand huit. Interrogé sur le risque de krach, Musk a répondu qu’il y a toujours des creux passagers.

Cette ligne prolonge une série de prises de parole. En juin, il avançait déjà que l’abondance de biens et de services pourrait faire basculer l’économie dans la déflation plutôt que dans l’inflation, au point que l’argent pourrait devenir un jour non pertinent. Un discours confortable quand on est en passe de devenir le premier billionnaire de l’histoire.

Le pari Optimus et robotaxi en toile de fond

Derrière ces envolées, deux chevaux de bataille : les véhicules autonomes et le robot humanoïde Optimus. Tesla a arrimé une part conséquente de sa valorisation future à ces deux paris, au moment où la concurrence s’aiguise sur l’IA embarquée, la conduite autonome et la robotique de service.

Le contexte n’aide pas à calmer le jeu. OpenAI a monté une division robotique et recrute activement, ce qui ravive les comparaisons avec Tesla. Dans le même temps, les projets Optimus restent bridés par des réalités industrielles têtues : échéances de production encore lointaines et montée en cadence suspendue à la capacité de Tesla à industrialiser ses robots. Entre la promesse et la chaîne d’assemblage, il y a un monde.

Les marchés achètent la promesse, pas encore les résultats

Pour les investisseurs, le message est limpide : ce qui compte n’est pas le trimestre en cours mais la productivité potentielle des machines. C’est ce carburant narratif qui alimente les scénarios les plus ambitieux autour de Tesla, du robotaxi au robot humanoïde en passant par les services logiciels liés à l’IA.

Sauf que les slides sur la productivité n’effacent pas les risques de marché à court terme. Chaque déclaration sur l’IA ou la concurrence peut faire tanguer brutalement les actions liées à Musk. Les creux passagers, c’est surtout au portefeuille des actionnaires qu’ils passent en premier.

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