Quand la diplomatie et le carnet de chèques avancent main dans la main. Selon des documents financiers publiés mardi et cités par le Wall Street Journal, les entités liées à la famille Trump ont encaissé environ 300 millions de dollars venus du Moyen-Orient sur la dernière année. Plus que de n’importe quelle autre région étrangère listée dans ces déclarations.
Ces montants viennent gonfler un total dépassant 2 milliards de dollars de recettes générées par les affaires du président. Le quotidien précise que ces paiements proviennent d’une zone au cœur même de la politique étrangère de Donald Trump, pendant que Washington jongle avec les monarchies du Golfe, l’Iran et un écosystème crypto en pleine effervescence.
Points clés
- Environ 300 millions de dollars de revenus venus du Golfe sur un an pour les entités liées à la famille Trump.
- Un investissement émirati de 500 millions de dollars a visé la société crypto World Liberty Financial.
- Le WSJ chiffre à plus d’un milliard de dollars les gains crypto de Donald Trump sur la période.
- Des sénateurs démocrates réclament des auditions sous serment sur les conflits d’intérêts.
Des revenus taillés dans le Golfe
Le WSJ situe l’origine de cet argent dans des entités basées dans le Golfe et des opérations commerciales ayant profité à plusieurs véhicules liés au clan. L’extrait disponible ne livre ni la liste complète des bénéficiaires ni la ventilation des flux, mais range ces sommes parmi les plus lourdes des dernières déclarations financières du président.
D’autres révélations récentes ont documenté le rapprochement financier entre intérêts du Golfe et sociétés proches de l’entourage présidentiel. Le quotidien a notamment mis au jour un investissement de 500 millions de dollars dans World Liberty Financial, la société crypto cofondée par la famille Trump et Steve Witkoff, mené par un groupe dirigé par le cheikh Tahnoun ben Zayed Al Nahyan, haut responsable émirati.
« L’an dernier, des entités basées dans le Golfe ont contribué à hauteur d’environ 300 millions de dollars à ses diverses entreprises », écrit le Wall Street Journal dans son article du 1er juillet 2026.
Un décor diplomatique tendu
Ces chiffres tombent alors que la région concentre plusieurs dossiers brûlants de l’administration. Le 22 juin, Reuters annonçait que le secrétaire d’État Marco Rubio se rendait aux Émirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn pour discuter de l’accord préliminaire sur l’Iran avec les alliés du Golfe.
Le même dossier a nourri des spéculations sur un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars pour l’Iran. Donald Trump a balayé sur Truth Social toute idée d’un versement direct des États-Unis à Téhéran, qualifiant les informations sur un paiement de 300 millions de dollars de « fake news ».
Crypto, influence et lignes de fracture
Les données publiées mardi s’inscrivent dans une séquence où la crypto tient le haut du pavé. Le WSJ affirme que Donald Trump a gagné plus d’un milliard de dollars grâce à des opérations liées aux crypto-actifs sur la dernière année. De quoi faire de ce secteur l’un des principaux moteurs de sa fortune.
Des sénateurs démocrates réclament désormais des auditions sur l’investissement émirati dans World Liberty Financial et sur les possibles conflits d’intérêts entre les affaires privées de la famille et les décisions de la Maison Blanche. Dans une lettre du 23 juin, ils demandent que des responsables témoignent sous serment sur ce qu’ils savaient des fonds ayant transité vers la famille du président et celle de son envoyé au Moyen-Orient, Steve Witkoff.