La production de livres par IA s’est installée durablement dans le catalogue Kindle Direct Publishing. Le service d’autoédition d’Amazon fait face à une proportion élevée de titres générés par intelligence artificielle, selon plusieurs publications spécialisées parues fin juin 2026 sur le marché de l’édition numérique.
L’estimation la plus citée parle d’environ la moitié des livres publiés via le service e-book d’Amazon. Les analyses convergent sur un constat : la part de titres recourant à l’IA a fortement progressé dans Kindle Direct Publishing (KDP), le programme d’autoédition de l’entreprise, au point de représenter une part majeure des nouvelles publications.
Points clés
- Une étude estime que plus de 50 % des titres KDP impliquaient de l’IA en 2025, contre 30 % en 2023 et 45 % en 2024
- Amazon exige depuis septembre 2023 une déclaration des contenus générés par IA à l’envoi d’un livre
- Le dispositif distingue contenus AI-generated (à déclarer) et AI-assisted (non déclaré)
- Aucune statistique officielle d’Amazon ne confirme le chiffre exact de la moitié
Ce que disent les chiffres et ce qu’on peut vérifier
Aucune statistique officielle d’Amazon ne donne de méthode de calcul ni de périmètre précis. On ne sait pas s’il s’agit de tous les livres mis en ligne, des seules nouvelles publications sur une période donnée, ou d’un sous-ensemble détecté comme généré par IA.
Plusieurs publications spécialisées évoquent un mouvement net. Une étude relayée par la part de titres Kindle Direct Publishing impliquant de l’IA aurait dépassé 50 % en 2025, après 30 % en 2023 et 45 % en 2024. Amazon, de son côté, exige depuis septembre 2023 une déclaration sur les contenus générés par IA lors de l’envoi d’un livre via KDP.
Ces éléments ne confirment pas le chiffre exact de la moitié. Ils établissent deux faits : l’autoédition d’Amazon est devenue un terrain très exposé aux publications assistées ou produites par IA, et l’entreprise a mis en place une politique de déclaration spécifique pour ces contenus.
Amazon encadre l’IA dans KDP depuis 2023
Le dispositif de Kindle Direct Publishing distingue les contenus AI-generated et AI-assisted. Dans le premier cas, l’auteur doit signaler qu’une partie substantielle du texte, des images ou de la traduction a été produite par un outil d’IA. Dans le second, l’usage d’outils d’aide à la rédaction, à la correction ou au remaniement n’implique pas forcément de déclaration.
Cette distinction compte sur un marché où la production de livres à bas coût peut être industrialisée très vite. Fin juin 2026, des sites spécialisés décrivent des contrôles plus stricts sur les dépôts et des retraits possibles en cas de non-déclaration. Amazon n’a publié aucun chiffre officiel sur la part de livres IA dans KDP.
« Kindle Direct Publishing d’Amazon a choisi une autre voie, en exigeant des auteurs depuis septembre 2023 qu’ils déclarent à l’envoi tout texte, image ou traduction généré par IA, tout en laissant le travail assisté par IA non déclaré. »
The Next Web
Un indicateur utile pour le marché du livre numérique
L’estimation reste à manier comme un ordre de grandeur, pas comme une donnée officielle. Elle donne tout de même une idée du volume de titres produits avec des outils génératifs dans l’écosystème Amazon. La question touche la qualité éditoriale, la modération du catalogue, la transparence pour les lecteurs et la capacité d’Amazon à filtrer les contenus à faible valeur ajoutée.
Le sujet dépasse Amazon. Les plateformes d’autoédition arbitrent entre ouverture, détection des contenus automatisés et respect des règles de publication. Kobo, qui rejette une part importante des soumissions liées à l’IA, applique une politique différente. La pression exercée par les livres générés par IA s’est installée durablement sur le marché du ebook.