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IA et data centers : la soif d’eau que les géants tech oublient de compter

Le vrai robinet des data centers ne se trouve pas là où on le regarde. Quand les géants de la tech publient leurs bilans de consommation d’eau, ils comptent volontiers les litres avalés par leurs salles serveurs. Mais ils oublient souvent le plus gros poste : l’eau engloutie par les centrales électriques qui les alimentent.

Points clés

  • L’eau utilisée par les centrales électriques alimentant un data center peut dépasser celle consommée sur le site
  • La plupart des géants tech ne comptabilisent pas cette consommation indirecte
  • L’essor de l’IA amplifie fortement l’empreinte hydrique réelle des data centers

L’eau cachée derrière la prise électrique

La consommation d’eau d’un data center ne se limite pas au refroidissement de ses machines. Les centrales thermiques qui produisent l’électricité (charbon, gaz, nucléaire) engloutissent d’énormes volumes d’eau pour leurs circuits de refroidissement. Résultat : l’eau consommée en amont, pour générer le courant, peut dépasser largement celle utilisée sur place.

Cette eau « indirecte » échappe pourtant à la plupart des bilans publiés. Les entreprises communiquent sur ce qui se passe dans leurs murs et laissent dans l’ombre la partie immergée de l’iceberg, celle qui se joue à la centrale.

Une comptabilité à géométrie variable

Avec l’explosion des besoins de l’intelligence artificielle, l’appétit énergétique des data centers grimpe en flèche, et sa facture hydrique avec lui. Comptabiliser uniquement l’eau du site revient à ne mesurer qu’une fraction de l’empreinte réelle, comme le détaille une analyse de Scientific American.

Tant que la consommation en amont restera hors des rapports officiels, les chiffres affichés continueront de flatter les bilans. Une omission bien commode quand on cherche à vendre une IA « verte ».

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