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IBM dévisse de plus de 25 % : l’IA détourne les budgets logiciels

Wall Street a passé une bonne matinée. IBM, elle, a vécu la pire journée de son histoire boursière. Pendant que les indices new-yorkais grimpaient sur fond d’inflation plus douce et de résultats bancaires solides, Big Blue plongeait de plus de 25 % après un avertissement cinglant sur ses ventes trimestrielles.

Points clés

  • IBM a plongé de plus de 25 %, sa pire séance boursière, après un avertissement sur son chiffre d’affaires trimestriel
  • Le groupe vise 17,2 milliards de dollars de ventes contre 17,86 milliards attendus, et 2,93 dollars de BPA ajusté contre 3,02 attendu
  • La bascule des budgets d’entreprise vers l’IA pèse sur les logiciels et services traditionnels, entraînant Oracle, Microsoft ou Adobe dans le sillage
  • Wall Street a progressé grâce à une inflation à 3,5 % sur un an et de solides résultats bancaires

L’inflation se calme, les banques rassurent

À New York, les indices ont progressé mardi après un indice des prix à la consommation plus modéré que prévu. L’inflation américaine a augmenté de 3,5 % sur un an en juin, contre 3,8 % anticipé par les économistes. De quoi alléger la pression sur la Réserve fédérale et remettre un peu de baume au cœur des investisseurs.

Les grandes banques ont fait le reste. JPMorgan Chase et Citigroup ont avancé sur des bénéfices en hausse, Bank of America a dépassé les attentes, Wells Fargo a légèrement reculé. À 9 h 52 à New York, le Dow Jones gagnait 76,77 points (0,16 %), le S&P 500 prenait 0,32 % et le Nasdaq Composite montait de 0,60 %.

IBM signe sa pire séance boursière

Le carnage du jour, c’est IBM. Avant même la publication complète de ses résultats du deuxième trimestre, le groupe a prévenu que son chiffre d’affaires serait sous le consensus. Résultat : le titre a décroché d’environ 24 % en séance et flirtait avec sa pire journée jamais enregistrée.

Les chiffres font mal. IBM vise désormais environ 17,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur le trimestre, contre 17,86 milliards attendus, et un bénéfice ajusté par action de 2,93 dollars, sous le consensus de 3,02 dollars. Arvind Krishna, directeur général, a évoqué des clients qui retiennent leurs dépenses. Le décrochage a entraîné dans sa chute plusieurs valeurs du logiciel et des services : Oracle, ServiceNow, Accenture, Microsoft, Intuit et Adobe.

Quand l’IA mange les budgets logiciels classiques

Derrière le choc, un basculement. Les entreprises redirigent leurs enveloppes vers l’intelligence artificielle, au détriment des logiciels et du conseil traditionnels qui font le fonds de commerce d’IBM. La bascule des dépenses vers l’IA vient frapper de plein fouet l’activité software du groupe. Autrement dit, la vague censée porter tout le secteur en noie certains au passage.

Big Blue attend maintenant la publication complète du trimestre pour détailler la dynamique de ses clients. Le reste de Wall Street, lui, s’est contenté d’inflation calme et de banques en forme pour tenir le cap. IBM aura eu droit à un traitement à part : celui qu’on réserve à ceux qui découvrent que la révolution qu’ils vendent depuis des années se paie ailleurs.

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