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IBM dévisse en Bourse : l’IA dévore les budgets logiciels

Big Blue a pris une claque boursière après avoir prévenu que son deuxième trimestre serait plus maigre que prévu. IBM explique que plusieurs gros clients ont détourné leurs budgets vers des serveurs, du stockage et de la mémoire pour sécuriser des capacités devenues rares, au détriment des logiciels et des dépenses technologiques plus classiques. Le titre a plongé d’environ 25 % en séance.

Dans sa lettre aux investisseurs, le directeur général Arvind Krishna reconnaît que le groupe a trébuché sur ce virage des dépenses. IBM attend désormais un chiffre d’affaires de 17,2 milliards de dollars pour le deuxième trimestre, contre 17,86 milliards anticipés par les analystes. Le bénéfice ajusté par action est attendu à 2,93 dollars, contre 3,02 dollars dans le consensus. Pas un cataclysme comptable, mais assez pour faire hurler la salle des marchés.

Points clés

  • IBM anticipe 17,2 milliards de dollars de revenus au T2, contre 17,86 milliards attendus par les analystes.
  • Des clients ont réorienté leurs budgets vers serveurs, stockage et mémoire au détriment des logiciels.
  • Le titre a plongé d’environ 25 %, entraînant tout le secteur du logiciel d’entreprise.
  • Résultats complets du deuxième trimestre attendus le 22 juillet 2026.

Des budgets d’entreprise siphonnés par l’infrastructure IA

Les achats liés à l’IA grignotent une part croissante des budgets informatiques. Dans les dernières semaines de juin, des clients ont accéléré leurs commandes de serveurs, de stockage et de mémoire pour prendre les devants sur d’éventuelles hausses de prix et des tensions d’approvisionnement.

Ce rééquilibrage a pesé sur plusieurs activités d’IBM, en particulier les logiciels système et l’infrastructure. Le groupe reconnaît aussi que de nombreux gros contrats n’ont pas abouti comme prévu avant la clôture du trimestre. Les résultats complets seront publiés le 22 juillet 2026.

Arvind Krishna, directeur général d’IBM : « Dans les dernières semaines de juin, nous avons vu des clients réorienter leurs dépenses d’investissement trimestrielles vers l’achat de serveurs, de stockage et de mémoire pour sécuriser une infrastructure sous contrainte d’approvisionnement, en anticipation de hausses de prix attendues. »

Un mauvais présage pour le logiciel d’entreprise

La secousse n’a pas épargné le reste du secteur. L’ETF iShares Expanded Tech-Software a reculé de plus de 4 % et les contrats à terme sur le Dow Jones ont décroché après l’avertissement du groupe. Le marché commence à intégrer une idée gênante : les dépenses d’IA ne s’ajoutent pas toujours aux budgets existants, elles les cannibalisent.

IBM reste un pilier de l’informatique d’entreprise, entre logiciels, conseil, mainframes et infrastructures. Sa mise en garde de mardi a posé une question simple aux investisseurs : chez les grands comptes, l’argent de l’IA se dépense-t-il désormais au lieu d’acheter du logiciel plus traditionnel ? Pour IBM, la réponse a suffi à déclencher l’une des pires séances de son histoire récente.

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