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Inde : la NPCI veut bâtir la prochaine vague de l’UPI autour de l’IA

À Mumbai, le patron de l’infrastructure des paiements indiens place l’intelligence artificielle au cœur de la prochaine phase de croissance de l’UPI. Dilip Asbe, directeur général et CEO de la National Payments Corporation of India (NPCI), estime que la vague suivante des paiements numériques en Inde passera par la lutte contre la fraude, le crédit, la voix et les langues régionales. Il plaide aussi pour un modèle économique viable capable de rendre les nouvelles apps UPI plus compétitives.

Points clés

  • La NPCI vise plus de 1 milliard de transactions UPI par jour, à partir d’environ 230 millions d’utilisateurs actifs quotidiens
  • L’IA serait mobilisée pour la détection des fraudes, l’octroi de crédit et l’onboarding vocal et multilingue
  • Dilip Asbe réclame un cadre réglementaire pour les usages agentiques de l’IA dans les paiements
  • Petits modèles de langage spécialisés et modèle économique viable pour les nouvelles apps UPI

L’UPI prépare sa prochaine courbe de croissance

Dans un entretien accordé à TechCrunch pendant la Mumbai Tech Week 2026, Asbe a expliqué que l’IA devrait intervenir « très efficacement » dans la prochaine génération d’UPI, le système de paiement instantané qui domine les transactions de détail en Inde. La NPCI, la Banque de réserve de l’Inde et le gouvernement travaillent ensemble pour aller chercher le prochain demi-milliard d’utilisateurs.

Le dirigeant cite plusieurs usages précis : la détection des fraudes et des « mules », l’octroi de crédit aux utilisateurs et commerçants disposant d’une empreinte numérique, ainsi que l’onboarding en voix et en langues multiples. L’objectif affiché reste de dépasser 1 milliard de transactions par jour. Asbe évoque une base d’environ 230 millions d’utilisateurs actifs quotidiens et dit voir encore plusieurs années de croissance à deux chiffres élevés pour l’UPI.

Fraude, voix et crédit au centre du débat

Asbe insiste sur l’usage de l’IA pour identifier les fraudes en temps réel et mieux exploiter les données déjà présentes dans l’écosystème des paiements. Il évoque aussi les solutions vocales et multilingues. Leur adoption n’a pas encore décollé mais le bon cas d’usage pourrait en faire un maillon clé du système.

« L’IA sera utilisée très efficacement dans la prochaine vague de l’UPI, et cela inclut tous les aspects, y compris atteindre de nouveaux utilisateurs. Nous devons utiliser l’IA efficacement pour protéger nos citoyens actuels, détecter les fraudes et les mules. L’IA doit aussi servir à fournir du crédit à tous les utilisateurs et commerçants qui disposent d’une empreinte numérique », a déclaré Dilip Asbe, directeur général et CEO de la NPCI.

Le patron de la NPCI lie cette évolution à la question de la gouvernance. Selon lui, l’écosystème financier indien doit disposer d’un cadre réglementaire suffisamment clair pour encadrer les usages agentiques de l’IA, c’est-à-dire des systèmes capables d’agir avec davantage d’autonomie dans les paiements et les services financiers. Il évoque la nécessité de protections pour l’utilisateur, de mécanismes de mitigation du risque et de règles sur les instructions et le consentement transmis à un agent.

Un modèle économique pour les nouvelles apps UPI

L’autre point clé de son intervention concerne l’économie des apps UPI. Asbe estime que les nouveaux entrants pourraient devenir plus compétitifs s’ils reposaient sur un modèle commercial viable. La remarque intervient alors que l’Inde voit apparaître de nouveaux produits liés à l’IA et aux paiements, parfois centrés sur les mandats, les assistants conversationnels ou les paiements déclenchés par des agents.

Asbe mentionne aussi l’intérêt des petits modèles de langage, plus spécialisés, pour l’écosystème indien. Il voit une opportunité pour les banques, les fintechs et les acteurs du secteur de créer des modèles « pointus, spécifiques et aussi déterministes que possible », en s’appuyant sur les données riches déjà disponibles dans le pays.

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