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La Thaïlande met sous surveillance le cash, l’or et l’USDT contre le blanchiment

Bangkok resserre les mailles de son filet anti-blanchiment, et personne n’y échappe : ni les liasses, ni les lingots, ni les stablecoins. Banques et régulateurs thaïlandais vont durcir la surveillance des gros dépôts en espèces, des échanges d’or et des transactions en USDT à fort volume.

Selon plusieurs médias thaïlandais publiés le 11 juillet 2026, la Banque de Thaïlande prépare un tour de vis sur les dépôts de 5 millions de bahts ou plus (environ 154 000 dollars), avec vérification obligatoire de l’origine des fonds. Les nouvelles règles visent aussi les achats d’or en volume et les flux importants en Tether (USDT), afin de couper les circuits utilisés pour faire circuler de l’argent gris.

Points clés

  • La Banque de Thaïlande imposera une vérification de l’origine des fonds pour tout dépôt en espèces d’au moins 5 millions de bahts (environ 154 000 dollars).
  • Les achats d’or en volume et les transactions USDT à fort volume entrent aussi dans le champ de surveillance.
  • En juin, les autorités ont saisi plus de 65 millions de bahts, de l’or et des portefeuilles matériels lors d’opérations anti-blanchiment.

Les dépôts de 5 millions de bahts passés au crible

D’après The Nation Thailand, quiconque déposera au moins 5 millions de bahts en espèces devra prouver la provenance de l’argent. La mesure complète un dispositif déjà appliqué aux retraits importants. L’idée : fermer la boucle entre le retrait et le redépôt de grosses sommes en liquide.

Le durcissement se joue sur trois fronts : cash, or et stablecoins. Les banques devront repérer les dépôts atypiques et les schémas de fractionnement, puis remonter les cas suspects aux autorités. Le tout s’inscrit dans un arsenal déjà musclé contre les comptes mules, les faux portefeuilles et les sociétés-écrans.

« La Banque de Thaïlande exigera des personnes déposant 5 millions de bahts ou plus en espèces qu’elles vérifient formellement l’origine de leurs fonds », rapporte The Nation Thailand.

L’or et l’USDT dans le viseur

Le volet or repose sur un schéma déjà repéré par les régulateurs : achat numérique de métal précieux le matin, retrait physique le jour même dans une boutique. Les établissements financiers devront signaler ces enchaînements inhabituels à l’Anti-Money Laundering Office, l’agence thaïlandaise de lutte contre le blanchiment.

S’ajoute le suivi des flux en USDT. Les autorités scrutent les transactions de stablecoin à fort volume, celles qu’on peine à relier à une activité économique licite. Un chantier mené conjointement par la Banque de Thaïlande et la Securities and Exchange Commission.

Une campagne plus large contre l’argent gris

Ce resserrement ne tombe pas du ciel. En juin, les autorités ont mené plusieurs opérations contre des réseaux de forex non autorisés et des circuits de blanchiment présumés. Dans une affaire relayée le 17 juin par The Star, les enquêteurs ont saisi plus de 65 millions de bahts en espèces, des lingots d’or, des bijoux et des portefeuilles matériels, avec la coopération de la police cyber et de la Banque de Thaïlande.

Bangkok affirmait début juillet avoir fait reculer les comptes mules et les transactions frauduleuses après des contrôles renforcés. Les nouvelles règles sur le cash, l’or et l’USDT prolongent cette ligne, avec un ciblage plus précis des canaux qui servent à déplacer des fonds vite et sous couverture numérique.

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