Nouvelle séance de tension pour les valeurs technologiques. Les contrats à terme sur les titres tech américains reculaient vendredi 26 juin au matin en Europe, alors qu’une vente mondiale sur le secteur s’étendait et que le marché digérait un nouveau signal de prudence autour d’OpenAI.
Selon le Wall Street Journal, les futures sur le Nasdaq ont cédé dans un contexte de recul généralisé des actions technologiques. La pression s’est accentuée après un article du New York Times indiquant qu’OpenAI envisageait de repousser son introduction en Bourse, toujours présentée comme potentiellement valorisée à 1 000 milliards de dollars.
Points clés
- Les futures Nasdaq perdaient 0,6 % et le S&P 500 0,3 % en préouverture le 26 juin, cinquième séance de baisse d’affilée
- OpenAI envisagerait de repousser son introduction en Bourse jusqu’en 2027, selon le New York Times
- Le groupe vise une valorisation pouvant atteindre 1 000 milliards de dollars, dossier déposé confidentiellement en juin
- La correction touche surtout les semiconducteurs, avec un indice des puces en baisse de 8 % le 23 juin
Futures en baisse, climat plus lourd
Dans les échanges préouverture en Europe, les futures sur le Nasdaq perdaient 0,6 %, tandis que ceux du S&P 500 cédaient 0,3 %. Le Dow Jones Industrial Average avançait en revanche de 0,1 %, un repli concentré sur la partie la plus exposée à la tech. Le Nasdaq partait ainsi pour sa cinquième séance consécutive de baisse, après avoir perdu 4,4 % sur les quatre séances précédentes, selon les dépêches de marché relayées par Reuters.
La séquence n’est pas isolée. Mardi 23 juin, Reuters décrivait déjà une forte correction des semiconducteurs et des valeurs liées à l’infrastructure IA, avec un Nasdaq en baisse de 2,2 % et un indice des puces qui lâchait 8 %. Micron avait décroché de 13 %. Le mouvement est nourri par les questions sur la rentabilité des dépenses d’IA, les niveaux de valorisation et l’environnement de taux.
OpenAI, IPO et valorisation de 1 000 milliards de dollars
Le New York Times a rapporté qu’OpenAI étudiait un report de son introduction en Bourse, potentiellement jusqu’en 2027. Reuters avait déjà indiqué le 10 juin que le groupe avait déposé confidentiellement son dossier d’IPO aux États-Unis, avec l’objectif d’atteindre une valorisation allant jusqu’à 1 000 milliards de dollars. L’hypothèse d’un report a été lue comme un signal de prudence sur le calendrier, alors que les investisseurs scrutent la monétisation de l’IA.
« OpenAI envisage de retarder son introduction en Bourse », écrivait le Wall Street Journal, en précisant que ce signal « a encore dégradé un sentiment déjà fragile autour du boom de l’IA ».
La semaine avait commencé sur fond de nervosité. Reuters a fait état le 25 juin d’un Nasdaq en recul d’environ 5 % depuis son pic du 2 juin, après une forte hausse entamée début avril. OpenAI a confirmé avoir déposé un dossier confidentiel pour une cotation, sans fixer de calendrier public. Ce flou, ajouté au reflux des valeurs les plus chèrement valorisées, a alimenté la faiblesse observée sur les futures.