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Neo : Bhavin Turakhia mise 30 millions de dollars pour concurrencer Microsoft Office et Google avec l’IA

Défier Microsoft Office et Google Workspace sur leur terrain, c’est un peu vouloir déloger deux éléphants d’une mare. Bhavin Turakhia, entrepreneur indien coutumier des paris logiciels, s’y attelle malgré tout avec Neo, sa cinquième entreprise. Il y injecte 30 millions de dollars de sa propre poche et compte sur l’intelligence artificielle pour faire la différence.

Points clés

  • Bhavin Turakhia lance Neo, une suite bureautique boostée à l’intelligence artificielle
  • Il finance le projet avec 30 millions de dollars de ses fonds personnels
  • Neo cible directement Microsoft Office et Google Workspace
  • Il s’agit de sa cinquième entreprise, dont plusieurs dans le logiciel pour professionnels

Une suite bureautique dopée à l’IA

Neo se veut une alternative aux suites bureautiques historiques : traitement de texte, tableur, présentation et messagerie, le tout arrosé de fonctions d’IA. L’argument de vente n’est pas la nouveauté des outils (ils existent depuis des décennies) mais l’automatisation censée absorber les tâches répétitives qui plombent le quotidien des entreprises.

Le positionnement vise directement les deux mastodontes du secteur, Microsoft avec Office et Google avec sa suite d’applications professionnelles. Autant dire un duopole confortablement installé, que peu de challengers ont réussi à égratigner durablement.

Un habitué des paris logiciels

Neo n’est pas un coup d’essai pour Bhavin Turakhia. C’est sa cinquième entreprise, et pas la première dans le logiciel destiné aux professionnels. L’homme connaît le terrain de l’édition d’outils pour entreprises, ce qui explique en partie sa décision de financer le projet sur ses fonds personnels plutôt que d’attendre le feu vert d’investisseurs frileux.

Reste que la bataille se joue autant sur la qualité des produits que sur l’inertie des usages. Microsoft et Google bénéficient d’un verrouillage redoutable : formats de fichiers, intégrations, habitudes de millions de salariés. La promesse de l’IA suffira-t-elle à convaincre les entreprises de troquer des outils qu’elles connaissent par cœur ? C’est là que se jouera la partie, bien plus que sur une ligne de code.

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