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Nvidia repousse son rack Kyber à 2028 : le Rubin Ultra coincé sur son ancienne plateforme

Un problème de fond de panier, et voilà toute la feuille de route data center de Nvidia qui prend l’eau. Selon le cabinet SemiAnalysis, le rack Kyber, censé accueillir les futurs accélérateurs Rubin Ultra, serait décalé à 2028. Un contretemps qui laisse Nvidia sans moyen éprouvé pour faire monter en puissance sa prochaine génération de puces.

Points clés

  • Le rack Kyber destiné au Rubin Ultra serait décalé à 2028, selon SemiAnalysis
  • Un problème de midplane sur le PCB serait à l’origine du retard
  • La solution transitoire a été abandonnée faute d’adhésion des clients
  • Sans Kyber, le Rubin Ultra reste limité au rack Oberon actuel

Un fond de panier qui coince

D’après SemiAnalysis, le blocage viendrait de problèmes sur le midplane du PCB, le circuit imprimé central qui interconnecte les modules à l’intérieur du rack. Sur des architectures aussi denses, cette pièce joue les chefs d’orchestre : si le signal ne passe pas proprement, tout l’édifice vacille. Résultat, le calendrier de Kyber glisse vers 2028, loin de l’échéance initialement espérée.

La solution de secours enterrée

Nvidia avait bien prévu un plan B, une solution transitoire pour patienter en attendant Kyber. Sauf que les clients n’en ont pas voulu, et le projet a été abandonné faute d’adhésion. On les comprend : peu d’exploitants de data center ont envie d’investir des fortunes dans une architecture intermédiaire vouée à disparaître.

Rubin Ultra coincé sur Oberon

Faute de Kyber, le Rubin Ultra reste arrimé au rack Oberon, la plateforme actuelle. Le souci, c’est qu’Oberon n’a pas été taillé pour encaisser la montée en gamme prévue avec Rubin Ultra. Nvidia se retrouve donc sans chemin de scalabilité éprouvé pour sa nouvelle génération, un comble pour l’entreprise qui vend justement de la puissance de calcul au kilomètre.

À ce stade, il s’agit d’informations rapportées par un analyste, pas d’une annonce officielle de Nvidia. Mais si le décalage se confirme, il pèsera sur la course à l’infrastructure IA, là où chaque trimestre de retard se compte en milliards.

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