Acheter de la RAM en 2026, c’est un peu comme faire le plein de carburant un jour de grève : ça pique. Pendant que les barrettes mémoire flambent sur fond de pénurie mondiale, PCWorld propose une solution moins douloureuse pour le portefeuille : commencer par optimiser Windows 11 avant de céder à l’achat impulsif. Bref, faire le ménage chez soi avant de pousser les murs.
Points clés
- Les prix contractuels de la DRAM ont bondi jusqu’à 98 % au premier trimestre 2026, avec +58 à 63 % attendus selon TrendForce.
- IDC n’attend aucun soulagement net avant la fin de 2027 et redoute un effet sur les livraisons de PC.
- Avant d’acheter, optimiser Windows 11 : applis de démarrage, navigateur, effets visuels, SysMain et scan antimalware.
Une pénurie mondiale qui fait grimper l’addition
Le diagnostic est connu et bien documenté. L’IA dévore une part croissante de la capacité de production, et la mémoire grand public passe au second plan. Le 2 juin 2026, The Register rapportait des prix contractuels de la DRAM classique en hausse de 98 % au premier trimestre, avec une nouvelle envolée attendue de 58 à 63 % sur le trimestre en cours selon TrendForce.
IDC ne voit pas le bout du tunnel avant la fin de 2027. Le cabinet redoute également un effet domino sur les livraisons de PC en 2026. Dans ce climat, soigner sa machine équipée de 8 ou 16 Go devient une stratégie de survie aussi valable qu’un upgrade hors de prix.
Les réglages Windows 11 à vérifier en priorité
La méthode ne fait pas apparaître de la mémoire par magie. Elle réduit la pression sur celle déjà installée. Premier réflexe : ouvrir le gestionnaire des tâches et couper les programmes au démarrage superflus. Sur Windows 11, l’onglet des applications de démarrage affiche l’impact de chacun au lancement.
- Désactiver les applis de démarrage non essentielles.
- Fermer les onglets et extensions de navigateur inutiles, surtout dans Edge, Chrome et Firefox.
- Réduire les effets visuels de Windows 11 pour alléger la charge système.
- Limiter les applis en arrière-plan quand l’option existe.
- Vérifier l’absence de malware avec un scan complet de Windows Security.
PCWorld évoque aussi des réglages plus avancés comme le service SysMain ou la configuration du fichier d’échange. Avec une mise en garde de bon sens : ces paramètres peuvent dépanner, mais ils ne compensent pas une machine réellement à court de mémoire.
Ce que ça change, et ce que ça ne change pas
Le message est pragmatique. Avant de payer une RAM devenue hors de prix, mieux vaut traquer ce qui sature inutilement la mémoire : multitâche excessif, navigateur boulimique, services lancés au démarrage, effets graphiques décoratifs. Quelques dizaines de mégaoctets grappillés ici et là repoussent l’apparition des ralentissements.
Les chiffres donnent le ton : des hausses de 80 % à 100 % sur certains segments mémoire, avec une tension qui devrait durer jusqu’en 2027 au moins. Tant que le matériel coûte un rein, l’optimisation logicielle reste la première ligne de défense.