Le correctif existe depuis mai, mais les attaquants n’attendent pas les retardataires. La CISA, l’agence américaine de cybersécurité, a prévenu mercredi que des attaquants exploitent activement une vulnérabilité d’exécution de code à distance (RCE) jugée à haut risque dans Microsoft SharePoint. Le trou avait pourtant été bouché par un correctif publié dès le mois de mai.
Points clés
- Une vulnérabilité RCE à haut risque dans Microsoft SharePoint est activement exploitée selon la CISA.
- Le correctif Microsoft est disponible depuis mai 2026.
- La faille permet l’exécution de code à distance sur les serveurs ciblés.
- La CISA impose son application aux agences fédérales via son catalogue des failles exploitées.
Une faille corrigée, mais pas partout
Une vulnérabilité RCE laisse un attaquant exécuter du code arbitraire sur un serveur ciblé, ce qui ouvre la porte au vol de données, au déploiement de logiciels malveillants ou à une prise de contrôle plus large du réseau. SharePoint, très répandu en entreprise pour la gestion documentaire et la collaboration, constitue une cible de choix.
Microsoft a diffusé le correctif en mai. Le problème classique reste entier : entre la publication d’un patch et son déploiement effectif sur les serveurs de production, il s’écoule souvent des semaines. C’est précisément cette fenêtre que les attaquants exploitent.
Ce que réclame la CISA
En ajoutant la faille à son catalogue des vulnérabilités activement exploitées, la CISA impose aux agences fédérales américaines d’appliquer le correctif dans un délai contraint. Le message vaut aussi pour tout le monde : une vulnérabilité listée comme exploitée n’est plus une menace théorique, c’est un incident en attente d’un serveur oublié.
Pour les administrateurs, la marche à suivre tient en une ligne : vérifier l’état des correctifs de leurs instances SharePoint et appliquer la mise à jour sans traîner. Un patch qui dort sur une étagère ne protège personne.