Un mois après une entrée en Bourse tonitruante, l’action SpaceX est venue flirter avec son prix d’introduction, histoire de rappeler qu’aucune fusée ne monte éternellement. Le titre a plongé sous les 135 dollars, son niveau d’IPO, lors d’une séance dominée par la déprime du compartiment technologique et un Nasdaq Composite en repli. De quoi refroidir l’enthousiasme qui entourait le groupe d’Elon Musk depuis ses débuts sur le marché.
Points clés
- L’action SpaceX est tombée à 135,52 dollars en séance, sous son prix d’IPO de 135 dollars, avant de clôturer à 136,08 dollars le 15 juillet.
- Le titre, monté jusqu’à 225 dollars après ses débuts, a effacé la quasi-totalité de ses gains initiaux.
- Son entrée express dans le Nasdaq-100 début juillet n’a pas compensé le repli général des valeurs tech.
- SpaceX a levé 75 milliards de dollars lors de son introduction en Bourse.
Un seuil symbolique effleuré en séance
L’action SpaceX a touché un plus bas à 135,52 dollars avant de clôturer la séance du 15 juillet à 136,08 dollars, soit 0,8 % au-dessus de son prix d’offre. En intrajournalier, le passage sous ce seuil a suffi à effacer temporairement toute la prime accumulée depuis l’introduction. La totalité du surplus, envolée le temps d’une séance nerveuse.
La chute s’inscrit dans une pression généralisée sur les grands noms de la tech. Le Nasdaq Composite a reculé, les valeurs liées aux semi-conducteurs et à l’IA encaissant elles aussi des prises de bénéfices. SpaceX venait déjà d’aligner plusieurs séances de baisse après une entrée express dans le Nasdaq-100.
Une IPO record, désormais jugée au quotidien
SpaceX a levé 75 milliards de dollars lors de son introduction, au prix de 135 dollars par action. Le titre s’était ensuite envolé jusqu’à 225 dollars en séance avant de faire demi-tour. Le repli récent l’a ramené tout près de son prix d’émission, la quasi-totalité des gains initiaux effacée.
L’euphorie des premiers jours a laissé place aux ventes à l’approche des fenêtres de liquidité, dans un marché soudain plus hésitant sur les grandes valeurs de croissance. SpaceX reste l’un des plus gros dossiers boursiers de l’année, avec une base d’actionnaires observée à la loupe depuis son arrivée sur le marché public.
Le Nasdaq-100 n’a pas suffi de filet
La société d’Elon Musk a intégré le Nasdaq-100 début juillet, moins d’un mois après sa première cotation. Un rythme inhabituellement rapide pour une nouvelle venue dans un indice aussi suivi. Cette inclusion devait mécaniquement attirer les achats passifs des fonds indiciels. En pratique, la baisse générale du marché a tout absorbé.
Au moment où le titre basculait sous 135 dollars, les investisseurs surveillaient surtout le reste du marché américain. SpaceX n’a plus évolué comme une exception mais comme une valeur de croissance ordinaire, soumise aux mêmes arbitrages que ses voisines : valorisation, rotation sectorielle et humeur du Nasdaq. La pesanteur boursière ne fait décidément pas d’exception, même pour un fabricant de fusées.