Le pari du bitcoin ne rapporte plus assez ? Change de client. TeraWulf, ancien mineur de cryptomonnaies reconverti dans les datacenters, vient de signer avec Anthropic un bail qui pourrait lui rapporter jusqu’à 19 milliards de dollars. Objectif : ériger un campus dédié à l’intelligence artificielle dans le Kentucky.
Points clés
- TeraWulf s’associe à Anthropic pour un campus d’infrastructure IA dans le Kentucky.
- Le bail pourrait générer jusqu’à 19 milliards de dollars de revenus.
- L’ancien mineur de bitcoin recycle ses capacités électriques et ses datacenters au profit de l’IA.
Du minage aux fermes à GPU
Les mineurs de bitcoin possèdent deux choses que s’arrachent désormais les géants de l’IA : des mégawatts et des hangars refroidis. TeraWulf, qui alignait hier des ASIC pour hacher du bitcoin, met aujourd’hui son infrastructure au service d’Anthropic, l’éditeur du modèle Claude et rival direct d’OpenAI.
Le contrat porte sur la construction d’un campus d’infrastructure dédié à l’IA. Le chiffre de 19 milliards de dollars correspond au revenu potentiel généré par le bail sur sa durée, un montant qui place cet accord parmi les plus lourds de la vague actuelle d’expansion des capacités de calcul.
La ruée vers les mégawatts
La logique est limpide. Entraîner et faire tourner des modèles comme Claude engloutit une électricité colossale, et Anthropic a besoin de sites déjà raccordés au réseau plutôt que d’attendre des années un permis de construire. Les fermes de minage, elles, cherchent des revenus plus stables que le cours d’un actif qui monte et descend selon l’humeur du marché.
Le mariage arrange donc tout le monde : l’un loue ses murs et son courant, l’autre s’épargne le casse-tête de bâtir de zéro. Reste le pari implicite de TeraWulf, qui mise gros sur la pérennité de la demande en calcul IA plutôt que sur celle du bitcoin.