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TIDAL ferme le robinet à royalties pour la musique 100 % générée par IA

Composer un tube avec un prompt, c’est permis ; toucher des royalties dessus, beaucoup moins. TIDAL vient de publier une politique qui coupe la monétisation des titres identifiés comme entièrement générés par intelligence artificielle, tout en continuant d’accepter les morceaux où l’IA joue les assistants plutôt que les compositeurs.

La plateforme prévoit aussi d’apposer un badge « AI » sur les titres détectés comme intégralement artificiels. Coupure des revenus dès la publication de la politique le 29 juin 2026, étiquetage visible et retrait des contenus frauduleux à partir du 15 juillet.

Points clés

  • TIDAL ne verse plus de royalties aux titres identifiés comme entièrement générés par IA, dès le 29 juin 2026.
  • Un badge « AI » et le retrait des contenus frauduleux entrent en vigueur le 15 juillet 2026.
  • Les morceaux simplement assistés par IA restent autorisés et monétisables, sous conditions.
  • Les distributeurs devront identifier les contenus générés par IA en amont.

Pas d’interdiction, mais pas un centime pour l’IA pure

D’après la politique relayée par Music Business Worldwide, TIDAL ne bannit pas les morceaux générés par IA. Elle trace simplement une ligne nette sur l’argent : les titres reconnus comme entièrement produits par des systèmes génératifs ne toucheront aucune royaltie, ni vente directe aux fans via TIDAL Upload.

La plateforme veut réserver les paiements aux œuvres « directement produites, écrites et interprétées par des humains ». Elle exclut aussi les morceaux qui imitent un artiste, exploitent un nom ou une ressemblance, trompent l’auditeur ou relèvent purement de la fraude.

« La priorité de TIDAL est de garantir que les royalties reviennent à des œuvres originales directement produites, écrites et interprétées par des personnes. Nous n’attribuerons donc pas sciemment de royalties à de la musique que nous identifions comme entièrement générée par IA. »

(TIDAL, extrait de sa nouvelle politique)

Le document est présenté comme évolutif. TIDAL attend également des distributeurs qu’ils identifient les contenus générés par IA en amont, avant qu’ils n’atterrissent dans son catalogue.

Étiquetage, fraude et calendrier

Le calendrier distingue deux étapes. La coupure de monétisation s’applique dès le 29 juin 2026. Le badge visible pour les auditeurs et le retrait des morceaux frauduleux entrent en vigueur le 15 juillet 2026.

TIDAL compte étendre l’étiquette aux contenus « substantiellement » générés par IA à mesure que ses outils de détection s’affinent. L’IA reste autorisée comme outil de création, à condition que les œuvres respectent les standards de la plateforme et les accords passés avec ayants droit et distributeurs.

Reste la vraie question, celle que toutes ces plateformes esquivent : détecter un morceau « entièrement » généré par IA face à un titre « assisté » relève déjà du casse-tête, et la frontière se brouille un peu plus chaque mois. TIDAL ne ferme pas la porte aux robots. Elle leur retire juste la caisse enregistreuse.

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