Le montage vidéo à l’ancienne refuse de mourir. Alors que Microsoft pousse Clipchamp comme éditeur maison de Windows 11, un téléchargement gratuit permet de réinstaller le bon vieux Windows Movie Maker. Et le vétéran ne fait pas que raviver la nostalgie : il consomme 97 % de RAM en moins que son successeur officiel.
Points clés
- Windows Movie Maker, retiré du catalogue Microsoft en 2017, peut être réinstallé gratuitement sur Windows 11.
- Le vétéran consomme 97 % de RAM en moins que Clipchamp, l’éditeur vidéo par défaut de Windows 11.
- Son interface minimaliste suffit pour découpage, transitions et export sans surcharge.
Un dinosaure plus léger que la relève
Movie Maker avait été retiré du catalogue Microsoft en 2017, poussé vers la sortie au profit d’applications plus modernes. Depuis, Clipchamp a hérité du rôle d’éditeur vidéo par défaut sur Windows 11. Le problème, c’est qu’un logiciel de 2012 se révèle nettement plus frugal que la solution actuelle, taillée pour le cloud et bardée de fonctions dont personne n’avait forcément besoin.
L’écart annoncé de 97 % sur la consommation mémoire n’est pas anodin. Sur une machine modeste, faire tourner un éditeur léger plutôt qu’une usine à gaz change concrètement le confort d’usage.
L’interface simple avait du bon
Movie Maker misait sur l’essentiel : découpage, transitions, titres et export sans se noyer dans les menus. Pour raccorder deux clips ou monter une vidéo de vacances, ce minimalisme suffit largement. Clipchamp, lui, pousse vers un compte Microsoft et des fonctions connectées qui alourdissent l’ensemble.
La réinstallation passe par un téléchargement gratuit qui remet la version classique sur pied. Rien d’officiel côté Microsoft, évidemment : l’éditeur préfère garder ses utilisateurs dans son jardin bien clos plutôt que de ressusciter un outil qu’il a lui-même enterré.
Pourquoi ça séduit encore
Ce retour rappelle une vérité peu flatteuse pour l’industrie logicielle : la nouveauté n’est pas toujours synonyme de progrès. Un logiciel de treize ans capable de battre son remplaçant sur la sobriété mémoire, ça donne à réfléchir sur la course à l’embonpoint des applications modernes.