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Windows : quand l’amour du PC ne suffit plus à excuser Microsoft

Le PC reste central, mais Windows n’a plus l’évidence qu’il avait autrefois. Un chroniqueur de PCWorld l’écrit noir sur blanc : il aime toujours l’ordinateur personnel, mais il n’est plus « fan de Windows ». En cause, une accumulation de frictions devenues familières : compte Microsoft imposé, publicités, applications préinstallées, collecte de données et prérequis matériels durcis.

Le grief ne vise ni une icône déplacée ni une version précise. Il porte sur toute l’expérience, de l’installation à la configuration initiale, jusqu’à la place que Microsoft s’octroie dans l’usage quotidien. En 2026, le constat tient toujours : Windows 11 exige TPM 2.0 et Secure Boot, et la première mise en route des éditions grand public passe par un compte Microsoft et une connexion internet obligatoires.

Points clés

  • Windows 11 impose TPM 2.0, Secure Boot, un compte Microsoft et une connexion internet dès la première configuration en édition grand public.
  • Prérequis matériels : processeur 64 bits compatible, 4 Go de RAM et 64 Go de stockage minimum.
  • Publicités, applications préinstallées et collecte de données diagnostiques nourrissent les griefs des utilisateurs.
  • Ces contraintes ont alimenté les installations alternatives et les contournements de l’assistant d’installation.

Un système plus fermé qu’au temps où PC et Windows avançaient ensemble

Windows fut longtemps la base logique du PC grand public. Ce lien s’est distendu. Microsoft a durci les conditions d’installation et de première session tout en empilant services intégrés et bandeaux promotionnels que beaucoup d’utilisateurs préféreraient ne jamais voir.

Le point le plus sensible reste le compte Microsoft. L’éditeur a méthodiquement rebouché les chemins qui permettaient encore de créer un compte local lors de la mise en service de Windows 11. De quoi agacer ceux qui veulent garder leur machine hors d’un écosystème connecté par défaut.

« Windows 11 Home requires internet connectivity and a Microsoft Account to complete device setup on first use. »

Microsoft, documentation et assistance produit

Viennent ensuite les exigences matérielles. Windows 11 réclame un processeur 64 bits compatible, 4 Go de RAM, 64 Go de stockage, un module TPM 2.0 et un firmware UEFI avec Secure Boot. Ces contraintes mettent au rebut une partie du parc plus ancien et ont alimenté la vogue des installations alternatives et des contournements de l’assistant d’installation.

Publicités, bloatware et vie privée : les griefs s’empilent

PCWorld pointe aussi les publicités, le bloatware et les inquiétudes sur les données. Windows 11 embarque par défaut plusieurs services et recommandations maison. Les constructeurs y ajoutent leurs propres logiciels préinstallés, si bien que le système arrive déjà chargé avant même que l’utilisateur n’installe quoi que ce soit.

Côté vie privée, le problème n’est pas un réglage isolé mais l’ensemble : connexion au compte, synchronisation, suggestions, personnalisation et données diagnostiques. Microsoft propose bien des options pour réduire cette exposition. Encore faut-il du temps et une bonne connaissance des menus pour les débusquer.

  • Compte Microsoft : chemin par défaut dans les éditions grand public lors de l’installation initiale.
  • Matériel requis : TPM 2.0, Secure Boot, processeur et mémoire conformes aux listes de compatibilité.
  • Expérience utilisateur : contenus sponsorisés, applications suggérées et services intégrés.

Le malaise dépasse donc le simple râle post-mise à jour. Il pose une question très concrète : faut-il encore accepter Windows comme péage obligatoire vers le PC, quand la machine, elle, reste l’objet qu’on aime vraiment ?

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